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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

 

12 février 1809 à Shrewsbury (Shropshire, Angleterre) - 19 avril 1882 à Downe (Kent, Angleterre)

 

Les théories de Charles Darwin ont ruiné le dogme d'une nature immuable depuis la création du monde.

 

Né en Angleterre, dans une famille fortunée de pasteurs et de médecins, le futur savant se passionne tout jeune pour l'observation de la nature. Il se fait engager comme naturaliste sur le Beagle, pour une expédition océanographique de cinq ans. L'expédition fait relâche aux îles Galápagos, dans l'Océan Pacifique, où Charles Darwin est frappé par la coexistence d'espèces voisines de lézards et d'oiseaux.

 

De retour en Angleterre (1836), le savant va passer le reste de sa vie à mettre en ordre ses observations avec le concours de nombreux correspondants scientifiques de par le monde. Il publie le fruit de ses travaux en 1859 dans un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l'Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Le premier tirage (1250 exemplaires) est épuisé dans la journée.

 

 

 

 

La théorie de l'évolution

 

Dans L'Origine des espèces, l'auteur met en évidence cinq preuves de la descendance avec modification que l'on appelle depuis évolution :

 

1) Les fossiles animaux sont d'autant plus proches des espèces vivantes qu'ils sont plus récents.

 

2) Les espèces modernes ne sont pas répandues dans toutes les régions de climat analogue, dans la mesure où elles descendent d'ancêtres différents qui ne se trouvaient pas sur toute la surface du globe. Ainsi les marsupiaux sont-ils limités à l'Australie.

 

3) La taxonomie classe les espèces en genres, eux-mêmes réunis en familles. Les similitudes de ces catégories tiennent à des ancêtres communs à partir desquelles ces arbres généalogiques se sont différenciés.

 

4) La plupart des organes animaux revêtent des morphologies voisines (homologie) : le poignet et la main de l'homme, la patte du mammifère, mais aussi la jambe du cheval sont constitués en carpe et métacarpe. Seule l'ascendance d'un ancêtre commun, sans doute très ancien, peut expliquer cette parenté.

 

5) Enfin, on constate que l'évolution des embryons dans des espèces voisines reproduit les stades par lesquels sont passées les espèces précédentes : poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères... Ainsi les branchies des poissons se retrouvent-elles sur les embryons des familles qui en sont issues.

 

De ces constatations, Darwin conclut à une évolution naturelle des espèces : lorsque les individus d'une même espèce entrent en concurrence pour des ressources limitées, ceux qui ont le plus de chances de l'emporter et de survivre sont naturellement ceux qui ont reçu par hasard à la naissance les caractères les mieux adaptées au milieu ; ceux-là sont appelés à davantage se reproduire que leurs congénères et à prendre le pas sur eux. En quelques générations, une espèce peut ainsi se transformer jusqu'à donner naissance à une nouvelle espèce.

 

Cette théorie de la sélection naturelle est affinée au XXe siècle grâce aux progrès de la génétique qui mettent en évidence la possibilité de mutations ou de «sauts» en plus de la sélection des caractères héréditaires. Lorsqu'une telle mutation, fondée sur le hasard, s'avère appropriée à l'environnement, elle peut conduire très vite à une espèce nouvelle. Ainsi l'être humain est-il peut-être issu de deux singes nés avec 46 chromosomes au lieu de 48 comme leurs congénères...

 

Confidentiel

«Descendre d'un singe, mon cher, espérons que cela n'est pas vrai, et si cela était, prions pour que cela ne se sache pas ! »
(confidence attribuée à l'épouse de l'évêque de Worcester en 1860, l'année suivant la publication de «L'Origine des espèces»)

 

 

Source : Herodote.net

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