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Publié par Saoudi Abdelaziz

Au cours de sa conférence de presse, le président Tebboune annonce de prochaines élections législatives, présentées comme l'occasion d'un renouvellement du personnel parlementaire, avec l’émergence de nouveaux élus qui seront "des jeunes, des universitaires, des représentants de la société civile"'. La société civile est donc appelée à entrer en politique

Des candidats « déjà élus » ? 

« La question de fond est sans doute là : rien n’a changé dans ce qui fait office de société civile parce que, aussi et surtout, rien n’a changé dans la conception du pouvoir politique de ses rapports à ces organisations. Et les responsables de ces structures ne vont pas bouder leur bonheur. Eux qui se sont alignés sur tous les pouvoirs, ont soutenu toutes les décisions, se sont tus sur toutes les aberrations y compris quand elles sont de l’ordre technique qui touche au «secteur» de chacun d’eux, ont laissé passer l’orage, avant de relever la tête. En découvrant, presque surpris, qu’on attend finalement d’eux la même chose qu’avant, ils ne se sont pas encombrés d’étapes. Les voilà donc avec bien plus d’ambition, sans même mettre la retenue formelle dans la formulation de leur demande : des quotas, ils ont dit ! On peut cependant leur concéder qu’ils ne veulent que «25 à 30%» de représentation sur les listes électorales. Même pas sur la liste des élus ! Mais à quoi bon ? Puisque rien n’a changé dans leur tête, un candidat comme ils le conçoivent est… déjà un élu, non ? » Slimane Laouari. (Le Soir d’Algérie)

L’Opposition gardera-t-elle la double vie?

« Mais le statut de parti d’opposition, même s’il est d’une “opposition” assidue, et c’est le cas pour le PT, n’est pas un gage de distance avec le régime. Alors que le peuple manifestait en masse pour le départ du président inamovible, celle-ci tenait conclave avec son frère et finalement dépositaire informel mais réel de l’autorité présidentielle, pour l’aider à trouver une issue à la crise de succession dans laquelle se débattait le clan.(…)

Mais, au-delà du cas Hanoune, la question est plus générale tant la pratique est répandue. Elle affecte la vie politique globale. Dans ce type de fonctionnement, les leaders de parti ont souvent une double vie : l’une, apparente, et qu’ils partagent avec leurs militants, leurs potentiels électeurs et l’opinion publique en général ; l’autre, souterraine, dans laquelle ils entretiennent un échange discret et personnalisé avec le détenteur de l’autorité, son entourage et les “décideurs”, un échange dont les enjeux et les résultats ne sont connus que de quelques initiés parmi leur entourage. Mustapha Hammouche . (Liberté)

Ce qui est différent aujourd’hui

« Le contexte et les formes de préparation suggèrent que les prochaines élections législatives seront conformes aux précédentes. Il reste qu’aujourd’hui, on est dans une société qui s’est réintéressée à la chose politique”, soutient Louisa Dris Aït Hamadouche.

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