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Publié par Saoudi Abdelaziz

Ces déclarations coïncident avec la publication des derniers chiffres de l’Office national des statistiques : La production industrielle du secteur public a reculé de 38,2% durant le 1er trimestre 2020, dans les industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE).  

 

Aït Ali promet de relancer Sider El Hadjar à court terme

Par M.-F. Gaidi, 7 juillet 2020

"Le complexe Sider El Hadjar va être relancé sur des bases solides. Avec une nouvelle politique qui obéit à la production de l’acier à la source, nous allons apporter les réorientations et les correctifs nécessaires à son process et surtout assurer la pérennité de son approvisionnement en minerai, depuis les mines de Boukhadra et Ouenza (Tébessa)», a tranché, hier, Ferhat Aït Ali, ministre de l’Industrie, lors d’un point de presse au terme de sa visite à Sider El Hadjar, partiellement à l’arrêt depuis plusieurs mois.

Optimiste, Aït Ali l’était à plus d’un titre puisqu’il a plaidé, loin des scénarios du chaos, la correction des anciennes erreurs politiques ayant entraîné le recours aux ports, dont ont été victimes les groupes industrielles algériens. «Pour son avenir, Sider El Hadjar doit produire les aciers spéciaux. Ce qui servira l’industrie nationale, tous types confondus, et criera une base industrielle pour le pays», a-t-il affirmé.

A la question de comment remédier aux difficultés financières du complexe, sachant que les produits de Sider El Hadjar sont sujets à une mévente, le ministre de l’Industrie a révélé que «la liste des marchandises soumises au droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS), qui comporte les produits sidérurgiques fabriqués en Algérie, sera annoncée incessamment. Fortement taxés, ces produits seront ainsi protégés. Il sera aussi interdit d’importer des équipements pour des industries sans impact positif sur les besoins stratégiques du pays».

Une déclaration qui a été accueillie favorablement par les sidérurgistes, venus nombreux pour assister à cette visite. Avec le même optimisme, Aït Ali a aussi abordé l’avenir de l’industrie nationale.

Pour lui, «si on valorise nos hydrocarbures pour la plasturgie et l’industrie qui remonte jusqu’à l’aval des aciers spéciaux, nous allons mettre en place une base industrielle pour l’Algérie assurant l’indépendance économique de notre pays. Et ce n’est pas long à faire. C’est une vision réalisable à court terme».

Avant de quitter Annaba, le ministre a conclu : «Sider El Hadjar est un symbole, non seulement politique, mais également stratégique. Il ne s’agit pas de le regretter mais de le faire renaître. Et je vous assure qu’il le sera, sans les plans chimériques, avec seulement quelques réorientations du gap de gestion de ce complexe.» 

Source : El Watan

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