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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 4 juin 2020

Derrière le bruit et la fureur des invectives idéologiques facebookiennes, les choses sérieuses font l’objet de luttes sévères.

Les employés du port de Béjaia arrêtent le travail parce qu’aucun représentant des salariés n'a participé à l’Assemblée générale ordinaire de l’Entreprise du Port de Béjaïa (EPB) tenue le 3 juin. Pourtant, on leur avait assuré qu’un (seul) représentant des travailleurs avait le droit d’assister à l’Assemblée ordinaire, explique le syndicat de l’EPB, sur sa page Facebook

Djelloul Achour, le PDG du groupe Serport qui coiffe les ports d’Algérie, explique à TSA que le salarié n’est pas censé être présent à l’AGO qui réunit ne que les actionnaires. « Les travailleurs ne sont pas requis du tout pour assister à l’Assemblée générale ».

Cette loi patronale non écrite s'impose donc malgré le Code du travail. Slim Othmani , un des chefs de file des grands patrons privés et président de leur think tank avait lancé en 2012 cette revendication patronale et exigé la révision du Code du travail. Interrogé par le journaliste Abdelkader Zahar, Slim Othmani, affirmait  : « Le code du travail est en inadéquation avec l’Algérie que l’on veut construire. Tel qu’il est aujourd’hui, il renferme des conditions qui ne sont pas en phase avec le savoir faire syndical. Le code du travail m’oblige de présenter la stratégie future de l’entreprise à l’appréciation du syndicat. Je réfute cette disposition. Elle n’est pas censée dans le contexte concurrentiel d’aujourd’hui. »

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