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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Milina Kouaci, 2 mai 2020

Les professionnels de la santé publique ne cessent de gagner des points qui interviennent au moment où le pays traverse une crise sanitaire à cause du Covid-19. En effet, les règles vont changer pour les travailleurs à temps partiel qui deviendront dorénavant des travailleurs à temps plein.

Ce qui met fin à un calvaire qui n’aura que trop duré pour cette catégorie dont la permanisation était bloquée au niveau de la Fonction publique, au moment où le département de la santé ne trouvait pas d’inconvénients à la régularisation de la situation de ces professionnels.

Chose désormais faite et acquise depuis jeudi, lorsque le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a adressé une notification aux directeurs de santé publique (DSP) et directeurs des établissements de santé au sujet des contractuels travaillant à temps partiel. Le ministère a demandé aux responsables «d’entamer les procédures adéquates pour le passage des contractuels d’un travail de temps partiel à un travail à temps plein».

"Fin de calvaire"

«Nous nous sommes battus pendant des années pour la titularisation des biologistes contractuels», indique le Syndicat autonome des biologistes de la santé publique (SABSP) qui explique que des biologistes avaient commencé à travailler à temps partiel en 2006. «La problématique a été soulevée et abordée en novembre dernier avec la tutelle», poursuit le syndicat, ravi que cette décision «soit de nature à mettre fin au calvaire de milliers de contractuels».

Il y a deux ans, le président de l’Union nationale de santé publique (UNSP) Lakehal Amar, relevant du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) avait indiqué que 22 000 contractuels exerçant à l’échelle nationale bénéficieront de l’intégration.

Il s’agissait, avait-il expliqué, de l’une des mesures au sujet desquelles l’UNSP est arrivée à obtenir «l’accord de principe» de l’ancien ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui.
Toujours, dans le cadre de la lutte pour arracher les droits des travailleurs, le Syndicat algérien des fonctionnaires de l’administration publique (Safap) a fait savoir qu’il va rencontrer prochainement le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) pour discuter de la situation du secteur et des conditions du travail des professionnels de santé.

Le coordinateur du Safap, Badr Eddine Koulaibi a appelé tous les professionnels de santé à travailler de concert pour l’intérêt commun des travailleurs et du secteur. «On doit travailler de concert et conjuguer nos efforts pour le bien du secteur et des travailleurs.» Ce dernier appelle à l’unité des rangs et de ne pas faire de ségrégation entre les différents corps du secteur.

Désarroi en cours des contractuels de l’Education

Par contre, pour le secteur de l’éducation, l’heure est à la colère au sujet des contractuels. Des travailleurs, des enseignants des trois cycles de l’Education ont manifesté, le jour-même de la célébration de la Journée internationale des travailleurs, leur colère contre leur tutelle qui aurait mis fin aux contrats des enseignants avant qu’il n’arrive à leur terme. «Le ministère de l’Education a adressé une correspondance aux directeurs de l’Education dans laquelle il a notifié avoir rompu les CDD des enseignants avant la date prévue», regrette Bachir Kiouas, coordinateur national et représentant de la Coordination des enseignants d’Alger-Ouest.

Leurs contrats devaient prendre fin le 19 avril dernier, mais a été rompu en date du 19 mars.

«Le ministère de l’Enseignement de l’Education nationale a résilié en solo les contrats des enseignants auxquels il a fait appel pour pallier le manque d’encadrement pédagogique», poursuit M. Kiouas. Ce dernier n’omet pas de rappeler que le contractuel assure le même rôle qu’un titulaire mais, pour un salaire réduit et il n’est payé qu’après un an de service et de travail avec abnégation», dénonce le coordinateur national des enseignants du primaire.

«La tutelle a préféré rompre les CDD avant la date prévue, alors que les salaires des contractuels n’atteignent pas les 0,01% du budget du ministère», poursuit M. Kiouas. Il en est de même pour le syndicaliste Nabil Ferguenis, qui qualifie de «désolante» l’attitude de la tutelle.

Les contractuels demandent, pour rappel, d’être intégrés directement sans condition aucune. Ils avaient refusé au temps de Nouria Benghebrit la proposition du ministère en la «valorisation» de l’expérience professionnelle des contractuels qui participeront au concours de recrutement.
«La proposition n’était pas en adéquation avec le nombre de poste à pourvoir suivant les spécialités et chaque wilaya», ont-ils jugé.

Source : Reporters-dz

 

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