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Publié par Saoudi Abdelaziz

Certains activistes présentent en boucle le hirak comme une entité non encore organisé dont ils seraient les porte-parole provisoires avant sa « structuration ».

De préférence en adoptant l’ancien découpage des wilayates pendant la guerre de libération, suggère Saïd Sadi.

Dans ce même univers virtuel, d’autres politiciens ont inventé un autre personnage, le hirak2, né d’une sorte de cissiparité du hirak.

« Se poser des questions » titre ce matin un facebooker qui assène : « Une année de hirak n'a débouché sur aucune construction nouvelle crédible : ni parti, ni association, ni média, ni syndicat, ni personnalité d'envergure nationale. Rien ».

« Mais n’est-il pas temps de passer à une structuration du hirak, en désignant par exemple des représentants ? » C’est la question posée à Abderrahmane Hadj Nacer, la veille de la pandémie. Voici sa réponse :

« Le pouvoir, à l’ancienne, ne peut pas mieux souhaiter que d’avoir un interlocuteur. Tous les pouvoirs du monde savent faire quand il y a un interlocuteur, parce que tout le monde a un prix, par la corruption, la violence ou la négociation pour ceux qui ne sont pas corruptibles.

L’idée d’interdire des réunions n’est que de la mise en scène. Tous les pouvoirs font de la mise en scène. On met en prison par-ci, on interdit par-là, un peu d’autorisation par-là, et c’est pendant ces moments-là, notamment avec l’emprisonnement de certains individus, qu’on peut déterminer de futurs leaders.

C’est pour cela qu’il ne faut pas rentrer dans des logiques que les puissants maîtrisent de toute façon. La fabrique de leaders, ils maîtrisent, la fabrique de partis politiques, ils maîtrisent, le contrôle de groupes, ils maîtrisent. Par contre, le contrôle d’un peuple entier qui est dans la rue, ça ils ne savent pas faire. Personne ne l’a fait parce que ça n’existe pas. L’Algérie mène un hirak aussi original qu’a pu l’être la révolution algérienne qui n’a correspondu à aucune autre non plus. La force du hirak c’est sa composition sociologique, sa diversité. C’est une agora qui fait que chacun des éléments du hirak est de plus en plus politisé de semaine en semaine. Je n’ai aucune peur pour le hirak, par contre ceux qui s’y opposent se fragilisent ». (Abderrahmane Hadj-Nacer : « Le hirak finira par gagner »)

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