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Publié par Saoudi Abdelaziz

6 mai 2020

Je refuse d'être l'otage d'un pouvoir qui, sous prétexte d'éliminer une iissaba criminelle, verrouille le champ médiatique et politique, empêche les opinions divergentes de s'exprimer dans les médias publics.
L'élimination des mafias qui ont décimé la presse algérienne est nécessaire. Traduire en justice les gens qui se sont organisés pour capter l'argent destiné aux médias et le transférer à l'étranger est salutaire.
Mais ceci n'est pas un projet. C'est juste une mise à niveau, qui restera sans effet si elle n'est pas accompagnée d'un projet alternatif viable.
Le pouvoir n'a pas le monopole du patriotisme et de l'amour du pays.

Je refuse d'être l'otage d'une opposition et d'activistes qui, sous prétexte de combattre le pouvoir, ont recours à des méthodes inacceptables. Cette propension à sommer les gens de s'aligner sur des positions élaborées on ne sait où est proprement inqualifiable, tout comme cette manie à partager les gens entre les purs et les traîtres, et la facilité avec laquelle les gens sont lynchés dès qu'ils osent un avis indépendant.
Le recours à l'insulte, à la diffamation, à l'outrage, à la provocation, tout cela constitue un repoussoir.
Ces méthodes empêchent de poser les vrais problèmes, d'engager les vrais débats, de discuter des vraies solutions.

Je refuse d'être l'otage d'un groupe ou de l'autre. Ni, ni, disait Hocine Aït-Ahmed. C'est L'attitude la plus difficile, alors qu'il serait tellement plus facile de se mettre à l'abri dans un camp ou dans l'autre.

Source : Facebook

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