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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 3 mai 2020

Le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD) a « alerté » hier sur de nouvelles convocations "d'activistes" dans une région de Kabylie. Il nous apprend que « Rachid a subi un interrogatoire au sujet de la fermeture du siège de la daïra à la veille de l’élection présidentielle du 12 décembre dernier ».

 Habituellement, dans les communications du parquet, dans celles du CNLD, on passent sous silence les faits ou des déclarations incriminés. Les généralité du Parquet sont compensés par les médias inféodés. L’impression qui se dégage des communiqués de du CNLD c’est que la répression touche des militants qui sont visés pour leur capacités de diriger le hirak. La mention de l’occupation du siège de la daïra est une rareté.

Kamel Daoud affirme dans des déclarations récentes qu’il y aurait deux dangers : le radicalisme du Hirak d’un côté et celui d’une frange du système de l’autre. Cela donne à réfléchir. On sait que le crédo radical de la jeunesse algérienne est de faire table-rase. C’est sa ligne d’horizon. Au-dessus et non en face, nous avons le radicalisme des services de la police politique utilisant les individus les plus manipulables, les poussant aux occupations violentes d’administrations d’état, et autres actes de bravoure...

On sait que ces dérapages du radicalisme anti-pouvoir sont, depuis 1988, « pain béni ». C’est la matière première qui alimente la stratégie de protection du système, poussée au rang de science humaine par les équipes du général Tewfik. L’objectif est constant : effrayer la masse des citoyens et l’éloigner de l’action politique, isoler les forces du changement présentées comme des instigatrices du désordre.

 

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