Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 1er mai 2020

Pendant 20 ans, en Algérie, Bouteflika nous offrait son message du Premier mai, dissertation sur les vertus patriotiques du monde du travail. C’est autour de ce message que s’organisaient les « festivités ».

En 2014, au lendemain de la « fête », le blogueur notait En Algérie, le 1er mai c'est encore la fête du pouvoir . « Encore une fois, Sidi Said, le chef de la centrale syndicale UGTA, n'a pas oublié de se féliciter de "l'intérêt accordé par le président Bouteflika au monde du travail". Le 1er mai 2014, comme chaque année, ils étaient tous là, à la Maison des syndicats : le président de l'APN, le Premier ministre, le représentant personnel du président de la République, le ministre du Travail, etc. Sans oublier bien sûr, au centre de la photo, Louisa Hanoune l'inamovible patronne du Parti des travailleurs, flanquée du tout aussi inamovible Abdelmadjid Sidi Saïd venu saluer le "renouvellement par le peuple algérien de sa confiance en la personne du président Bouteflika" et assurer que "trois millions d'emplois seront créés dans les cinq années à venir".

En 2020, le message du nouveau président était certes plus concret. On y relève l’annonce de la régularisation des contrats de pré-emploi. Mais, pour une fête qui met à l’honneur le travail et donc les travailleurs, on relève l’absence très sensible des travailleurs qui soignent les Algériens et celle des centaines de milliers de soutiers qui assurent dans le risque le fonctionnement du pays. On pensait qu’ils ne seraient pas oubliés.

Le même jour, le président français, qui lui en bon opportuniste sait saisir l’air du temps, lançait : « "C'est bien grâce au travail, célébré ce jour, que la Nation tient".

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article