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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les Occidentaux sont empêtrés dans les conséquences de leurs interventions militaires en Libye puis au Mali, suscitant collatéralement le désordre à nos frontières. Ils veulent impliquer l’ANP dans des conflits internes, tout en refusant d'entendre les propositions algériennes de solution politique! Le pouvoir n'exclut pas de répondre à leurs sollicitations: c'est la seule explication qui vient à l'esprit, à propos des amendements constitutionnels proposé.

Rappel de la chronologie des faits

Les processus de changements engagés au début de la décennie dans des pays du Maghreb et du Machreq a été sabordés par la puissante contre-offensive des monarchies du Golfe qui a conduit, avec l’aide des services occidentaux, à la militarisation de la révolte. Ces contrefeux ont permis la destruction du débat politique parmi les peuples. Si l’intervention de l’Otan en Libye a pu être possible elle ne sera qu’indirecte en Syrie qui disposait du soutien des Russes.

Ni les Occidents, ni les monarchies n’ont pu contrôler durablement la Libye profonde, locale et plurielle, plus facile à bombarder qu’à assujétir. L'assassinat des diplomates et agents secrets américains à Benghazi qui a profondément compromis Hillary Clinton, fut un tournant. Il a entraîné la révision de la doctrine américaine d'appui sur les Islamistes, jugés dorénavant incapables de "tenir" les Jihadistes. Le général Khalifa Haftar sera alors lancé pour parachever politiquement l’intervention de l’Otan. En mai 2014 nous écrivions « Des politologues du microcosme médiatique algérois proposent ce matin que l'Armée algérienne aille en Libye prêter main forte à celui que Kaci Racelma décrit, comme le joker américain en Libye sur le site de l'Institut tunisien des relations internationales ». (1)

Le 22 février 2012 président malien, Amadou Toumani Touré (ATT), accuse l'intervention de Otan en Libye d'être responsable de ce qui se passe au Mali et dans la bande sahélo-saharienne. Il dénonce le fait que la Libye soit «devenue un magasin d'armes à ciel ouvert». «Comment une colonne de près de 100 véhicules bourrés d'armes sophistiquées pouvaient échapper au contrôle de l'Otan et traverser tout le Sahel, y compris certains pays de la région pour atterrir au Mali ?»

Un  mois plus tard, le 23 mars 2012 alors que s'enclenchait au Mali le coup d'État qui allait emporter le président ATT, des journalistes parisiens ont pu bénéficier en direct des analyses du diplomate chargé de ce dossier à mesure que les nouvelles lui parvenaient sur son téléphone portable.

Le président malien a été enlevé parce qu’il s’opposait à la ligne du tout sécuritaire excluant les discussions avec les groupes armés, préconisée par les Français. L’intervention militaire française au Mali sera déclenchée au début de janvier 2013. Dans un entretien paru le dans TSA, Mohamed Chafik Mesbah, ancien officier supérieur du DRS est interrogé sur la crise malienne. Il est présenté par TSA comme « officier supérieur de l’ANP en retraite, politologue et analyste en relations internationales et questions stratégiques ».  Selon lui, « La solution militaire était, en perspective, incontournable ». Il ajoute : « Dans une large mesure, les cadres algériens diplomates, militaires ou officiers de renseignement ont été dupés puisque tous leurs efforts ont été focalisés, délibérément, sur le volet politique de la crise ». Il confie à Hadjer Guenanfa : « Je ne suis pas niais au point de considérer que les slogans éculés du non-alignement sont toujours de mise. Désormais, Il n’existe plus d’alternative au dialogue stratégique avec l’Occident ». (2)

Avant de quitter Alger, Henry S. Ensher, l’ambassadeur des Etats-Unis qui avant de quitter Alger avait laissé une consigne, présentée dans une forme complaisante pour la rendre acceptable: «Nous sommes confiants quant à la capacité de l’Algérie à se sécuriser et aussi en sa capacité à assumer le rôle de leadership en aidant d’autres pays de la région à se sécuriser eux-mêmes ».

NOTES

(1) L'ANP invitée à finir le travail de l'OTAN en Libye

(2) M.C. Mesbah : "Il n’existe plus d’alternative au dialogue stratégique avec l’Occident"

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