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Publié par Saoudi Abdelaziz

Mohamed Benchicou

« Le régime algérien pensait avoir réussi à berner les Algériens et l'opinion internationale par ses fadaises, ses accusations à l'emporte-pièce, les indignations enfiévrées de ses laudateurs professionnels. Le film de Kessous, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, a le mérite de sonner la fin d'une fourberie qui n’a que trop duré. Ces jeunes gens qui ont parlé de leur pays avec amour étaient saisissants de courage et de sincérité. Ils étaient l’Algérie. Merci.

Amar Ingrachen

"Visiblement, à l'exception de la jeune Hania Chabane qui déborde d'authenticité et assume, avec une belle innocence, un engagement franc pour une Algérie libre et démocratique, tous les autres intervenants ne valent que dalle ; ils donnent l'impression d'être des figurants dans un scénario dont ils ne connaissent ni l'histoire ni les enjeux et où ils se contentent de bien jouer leurs rôles. Heureusement que ce n'est qu'un reportage sur une petite chaîne de télévision française. Autrement, tharwi, thardet."

Akram Belkaïd  

« Pour comprendre la violence de leurs réactions, il faut mesurer l’immense attente des Algériens avant la diffusion de ce documentaire, qui est pratiquement le premier sur le Hirak. Avec le titre Algérie, mon amour, ils espéraient voir un film à la gloire du mouvement de révolte et du pays. Mais les gens ne se sont pas reconnus dans les personnages qui ne reflètent pas la diversité du Hirak, en particulier parmi les milieux populaires qui restent très conservateurs». 

Nicolas Beau

« Les préoccupations intimes des quelques jeunes algériens interrogés, miroir complaisant des jeunesses occidentalisée, ne correspondent ni de près ni de loin aux réalités sociales et culturelles des mobilisations du peuple algérien très largement imprégné par des valeurs sociétales conservatrices

Un pays où un discours anti français sommaire fait toujours recette verra dans ce malencontreux documentaire, salué par l’ensemble de la critique en France, une raison de plus de se méfier des initiatives venues du Nord de la Méditerranée. On ne peut leur donner tort. »

Adlène Meddi

« Ne jugeons pas ceux qui se sont exprimés dans le « documentaire ». Réfléchissons au fait qu’un gars a fait un produit bien emballé et bien vendu et qui soulève tant de passions. Réfléchissons au fait qu’un programme d’une télé française puisse autant affecter. Voilà un des résultats de la fermeture imposée aux professionnels algériens ou étranger pour travailler normalement ».

Samir Larabi

« Les propos des jeunes expriment en partie la vie et les aspirations d’une partie de la jeunesse scolarisé urbaine, notamment au niveau de certains grands centres urbains d’Algérie. Beaucoup d’enquêtes sociologiques confirment cette tendance lourde chez la jeunesse qui aspire à plus de libertés individuelles, de loisirs et d’avoir une vie sexuelle sans tabous. Des frustrations brimées par le poids de la tradition et du patriarcat. Les crises de l’emploi et du logement ont drôlement amplifié cette dure situation qu’endurent des pans entiers de la jeunesse algérienne(...).

Avant de s’attaquer à eux, il faut comprendre que le journaliste qui a réalisé ce reportage a la latitude de faire le montage des images selon son angle d’attaque. Alors, ils ne sont pas responsables du produit diffusé sur antenne.

 

Ce reportage, je ne l’ai pas du tout aimé, car il ne reflète pas en réalité la complexité du phénomène jeune en Algérie. Les aspirations de notre jeunesse ne se résument pas à une histoire de plaisirs ! La jeunesse veut aussi en finir avec cette précarité sociale permanente, accéder au progrès social et à vivre en toute autonomie.

Enfin, la qualité du reportage et ses orientations sélectives posent avec acuité la problématique de se doter de médias alternatifs et réellement indépendants.

 

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