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Publié par Saoudi Abdelaziz

Un éditocrate veut restaurer la liberté de la presse en l’arrachant au «Soft Power» de l’État , lequel utilise, dit-il, les subventions et l’attribution de publicité comme moyens d’entraver cette liberté. L’alternative proposée pour les journaliste c’est de s’appuyer sur « l’initiative privé ».

Il conclut ainsi sa longue démonstration

« Que ce soit sous forme de subvention ou de publicité publique, c’est l’argent du contribuable qui finance des opinions que les citoyens ne partagent pas forcément. C’est pourquoi, une véritable liberté de la presse, soustraite aux pressions économiques et politiques de l’État, doit se « priver » de subventions et d’une publicité « distribuée ». C’est par la qualité de sa ligne éditoriale et le professionnalisme de ses journalistes que la presse nationale devra faire valoir ses lettres de noblesse et s’imposer dans le paysage médiatique. C’est aux citoyens lecteurs, auditeurs et téléspectateurs de le décider par leurs choix ».

C’est une sorte de loi : « Il est clair que le niveau de liberté de la presse se trouve dans un rapport de proportionnalité avec le niveau d’implication de l’État. « Moins d’État, plus de liberté » devrait-on dire. C’est dans un cadre où initiatives privées et associations de journalistes se conjuguent que peut se développer la liberté de la presse ». Le modèle Rebrab pour Liberté aurait donc de l’avenir, même après le fiasco du Temps d’Algérie ? Source : Radio-M

Mais, comment préserver la pluralité de la presse.

La loi établie par notre éditocrate se revendique des lois du marché et du moins d’Etat. Mais dans l’univers où ces lois sont déjà souveraines l'Etat aide toujours la presse. Prenons l’exemple de la France. Le système des aides de l’Etat à la presse dans ce pays, né en 1796 avec l'instauration de tarifs postaux privilégiés, a été progressivement mis en place pour tenter de favoriser le pluralisme du paysage médiatique, donnant ses chances aux nouveaux titres et un choix réel aux lecteurs. C’est le résultat de longues luttes pour la liberté combinée à la pluralité de la presse et pour son affranchissement du monopole des forces de l’argent.

En 2012, l'État français a versé 1,2 milliard d'aides directes (70 millions d'euros d'aides au développement du portage, abonnements à l'AFP, 250 millions aides versées pour la restructuration de Presstalis) et indirectes (aides postales en avantages tarifaires, taux de TVA réduit à 2,1 % pour la presse papier, allocation forfaitaire journalistes), ce qui représente 11 % du chiffre d’affaires du secteur qui est évalué à près de 10 milliards d’euros. Dans la part des aides de quelques journaux par exemplaire diffusé (selon la Cour des comptes) on note que les premiers bénéficiaires sont l’Humanité qui reçoit 48 centimes par exemplaire et La Croix avec 32 centimes. Pour L’Humanité et La Croix, ces chiffres incluent les « fonds d’aide aux quotidiens nationaux d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires » destinés à soutenir les titres qui bénéficient structurellement de recettes publicitaires faibles compte tenu de leur positionnement éditorial. Ces deux journaux ne récoltant respectivement que 11,3 % et 7,3 % de leurs ressources par recettes publicitaires. À cela, s'ajoute pour le journal L'Humanité, en 2013, une annulation du capital et des intérêts d'un prêt de 4 086 710 euros contracté en mars 2002, ce qui place alors le titre à la première place parmi les 20 titres les plus aidés par exemplaire sur l'année.

Source : Wikipedia

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