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Publié par Saoudi Abdelaziz

C'est une "processus"...

"Il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit avant tout, et comme dans tout chan­ge­ment révo­lu­tion­naire, d’un pro­ces­sus — avec des moments forts et des reculs. Qu’entend-on par ce terme ? Celui de « rup­ture », qu’il s’a­gisse d’une rup­ture de tran­si­tion, de pro­ces­sus consti­tuant ou de conti­nui­té, est fré­quem­ment uti­li­sé. Mais, dans les condi­tions actuelles, il n’est pas cer­tain qu’une rup­ture radi­cale puisse avoir lieu du jour au len­de­main, ni même à court terme. Reste donc à main­te­nir le cap vers une tran­si­tion qui pour­rait prendre la forme d’une série de rup­tures, qu’elles se pro­duisent suc­ces­si­ve­ment ou de manière inin­ter­rom­pue : l’enjeu, c’est de main­te­nir l’idée d’un pro­ces­sus per­ma­nent. ( Nadir Djermoune, ensei­gnant-cher­cheur).

" Le meilleur est encore possible "...

Cinquante-deux semaines de Hirak, un record. Alors oui, je sais, que l’heure est au cynisme et à cette posture bien connue des Algériens qui consiste à jouer le raisonnable, celle ou celui qui fit preuve de retenue au moment de l’euphorie générale. Le fameux « vous n’y arriverez jamais…, ce n’est pas comme ça qu’il aurait fallu faire… ».

Célébré durant de nombreuses semaines, le Hirak est désormais mis en accusation. Ce serait de sa faute si le système est toujours là. Le défaitisme devient réalisme. Tout cela alors que nous n’en sommes qu’au début. Au tout début. Dernier extrait : « Alors oui, le système s’épuise. Et cela ouvre la voie à tous les possibles. Les meilleurs comme les pires. » Cinquante-deux semaines… Le Hirak n’a pas lâché prise. Alors oui, le meilleur est encore possible. Akram Belkaïd chroniqueur, écrivain Cinquante-deux semaines…

"Concession après concession"

En un an, si nous n'avons pas changé le système, les acquis sont certains et cela peut être considéré comme une victoire. Le mouvement connaît, certes, un petit reflux, car de nouvelles institutions se mettent en place. Les gens sont en position d'attente, mais le mouvement continuera. Les gens attendent et observent, espèrent la libération des détenus d'opinion et, à la première erreur du pouvoir, les gens ressortiront en masse.
Le hirak n'a pas pour ambition de prendre le pouvoir, mais d'être une force de contestation qui trouve sa force en occupant la rue. Les gens ont compris que ce sont eux qui feront l'histoire de leur pays et que la seule force de pression est en eux. Le système ne change pas comme cela et il s'agit de le faire évoluer, concession après concession. Le hirak a restauré aussi l'image que les Algériens ont d'eux-mêmes. La guerre civile a laissé un peuple en convalescence. Ce soulèvement pacifique a permis au peuple de se retrouver : tous Algériens, femmes et hommes, enfants et grands-parents.
Chawki Ammari, chroniqueur, écrivain :
Le Point.fr

 

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