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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 19 février 2020

C'est une position paradoxale, pour un quotidien dont la ligne éditoriale préconise habituellement le désengagement de l'Etat de la gestion directe de l'économie et, plus largement, des affaires civiles.

Mohamed Fawzi Gaidi le correspondant d' El Watan à Annaba affirme ce matin que si l’option de rattacher la SNVI à l'Armée est maintenue «elle sera louable à plus d’un titre puisqu’elle répondra à l’appel des sidérurgistes qui dénoncent quotidiennement une mauvaise gestion chronique et le problème structurel au niveau de ce complexe».

Cette position d'El Watan n'est pas nouvelle. En janvier 2018, déjà, au moment où  la production d'acier est encore une fois suspendue à El Hadjar,  Fawzi Gaidi rapporte que des "employés du complexe" lancent «un appel de secours au vice-ministre de la Défense, le général-major Ahmed Gaïd Salah, qui réside à Annaba, pour placer sous le giron de l’armée nationale l’usine d’El Hadjar et sauver cet outil de travail duquel dépendent plus de 4500 travailleurs».

"Des sources militaires", assuraient alors au correspondant : «Le complexe Sider El Hadjar, qui est appelé à fabriquer dans un proche avenir les produits plats, pourrait facilement se greffer à l’industrie de véhicules militaires algériens. En effet, il intégrera les ateliers de fabrication des camions et bus de la SNVI, de celle de production de véhicules de marque Mercedes Benz de Tiaret et des véhicules spéciaux de Constantine».

Deux ans plus tard, cette longue citation attribuée aux "sources militaires" est reprise mot à mot ce matin par Mohamed Fawzi Gaidi qui affirme que ce sont "les travailleurs" qui l'ont prononcée.

"C'est mon avis et je le partage" peut-on dire.

Voici d'ailleurs la conclusion de l'article d'El Watan : "Les sidérurgistes de Annaba veulent sauver le complexe d’El Hadjar en demandant son placement dans le giron de l’armée qui saura le restructurer, au grand bonheur de ses 4600 travailleurs".

 

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