Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

Photo DR

Au Sahel, "le lourd tribut payé par les civils et les militaires a fait germer l'idée de discuter d'une solution politique avec les djihadistes" écrit Patrick Forestier dans le journal Le Point du 31 janvier (*). "À Paris, on s'oppose à ces démarches. « Une idée catastrophique » pour le chef d'état-major François Lecointre."

Gros plan sur le chef touareg Iyad Ag Ghali.

" Ce chef traditionnel qui a versé dans le djihadisme commande le Groupe pour le soutien de l'islam et des musulmans, regroupant plusieurs mouvements terroristes, dont les combattants d'Amadou Koufa. Tous ont prêté allégeance à Al-Qaïda et se battent parfois contre l'État islamique, pour se disputer la conduite du djihad. Si les anciens rebelles touaregs qui ont signé les accords d'Alger en 2015 viennent enfin d'accepter que l'armée et un gouverneur reviennent à Kidal, il n'existe pas, officiellement, de négociation avec Ag Ghali, dont la tête est mise à prix, mais qui est toujours passé sous les radars, y compris de l'armée française. Il se cacherait en Algérie, à quelques centaines de mètres de la frontière, et pourrait représenter une carte pour l'avenir. Il est Malien, connu par tous les députés et les élus touaregs qui, eux-mêmes, sont proches de leurs collègues de Bamako."

Faut-il essayer de discuter avec ce chef Touareg? s'interroge Patrick Forestier qui se réfère au processus de négociations des années 90 en Algérie, "qui prévoyait une amnistie pour ceux qui déposaient les armes et qui n'étaient pas coupables de crimes de sang. Le prix à payer pour la paix après chaque guerre".

Le journaliste note : "À Paris, on s'oppose à ces démarches. « Une idée catastrophique » pour le chef d'état-major François Lecointre".

Jean Pierre Filiu partage cette vision. Cet expert médiatique qui s'est placé comme ami du hirak contre "l'emprise militaire" en Algérie, décrit les déboires du général français : "Paris doit de surcroît supporter les multiples conséquences de la bienveillance des militaires algériens envers le chef du GSIM, Iyad Ag-Ghali. L’état-major algérien considère en effet que le calme à la frontière sud du pays doit primer sur toute autre considération, alors que la France appelle en vain à une mobilisation coordonnée contre les commandos jihadistes. Le chef d’état-major Gaid Salah, devenu le véritable homme fort de l’Algérie depuis la démission du président Bouteflika, est plus que jamais résolu à tenir cette ligne à la frontière avec le Mali."

NOTES

(*) "Sahel : la tentation de la négociation avec les terroristes" )

(**)Jean-Pierre Filiu met au pilori la stratégie de défense de l'ANP

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article