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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 5 janvier 2019

Le Hirak a réussi jusqu'ici à imposer le traitement pacifique de la crise du système, crise dans laquelle l'Algérie macère depuis la répression du mouvement populaire de 1980, coïncidant avec le déclenchement de l'infitah économique de Chadli qui déstabilisera radicalement le processus d'industrialisation et de création d'emplois pourtant bien engagé.

On connait l'évolution et ses épisodes dramatiques, jusqu'au long enlisement dont les citoyens algériens ont décidé de sortir.

Depuis février 2019, le mouvement citoyen est confronté à un problème central d'alliance, notamment sur le rôle de l'ANP dans la rénovation républicaine. Il y a eu des moments dangereux de tensions, mais la rupture activement préconisée par le politicien Saïd Sadi, notamment, n'a pas eu lieu.

Les partenaires occidentaux qui avaient soutenu le système espéraient que le rééquilibrage inévitable des institutions algériennes soit mis à profit pour mettre à l'écart le commandement de l'armée. C'est en effet, pour l'heure, un obstacle au déploiement stratégique de l'Otan au nord de l'Afrique et au Sahel. Cette mise à l'écart conduirait aussi à l'affaiblissement de l'option développentiste dans l'Etat, à un moment où sont élaborés des choix économiques décisifs, notamment industriels.

Le commandement de l'ANP quitte certes le devant de la scène médiatique. Continuera-t-il de "tirer les ficelles" politiciennes ou va-t-on assister à une franche révision des rapports entre l'ANP et la gestion des affaires politiques? C'est une question qui est ouvertement discutée entre les Algériens, dans l'intérêt national.

 

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