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Publié par Saoudi Abdelaziz

Très malade, Derradji Dilmi (au centre) était assidu au hirak. Photo DR

Très malade, Derradji Dilmi (au centre) était assidu au hirak. Photo DR

Dans un post, le vétéran journaliste Ahmed Cheniki annonce :

" Je viens d'apprendre le décès d'un grand syndicaliste, Derradji Dilmi, un ami qui a énormément apporté à la pratique syndicale en Algérie.

Ancien secrétaire général du conseil syndical de la SNS-Sider, Dilmi n'arrêtait pas de défendre les travailleurs, la direction le craignait, mais le respectait énormément. D'une grande culture, très engagé politiquement, il ne manquait jamais de participer aux marches du vendredi malgré une santé chancelante et de sérieux problèmes respiratoires. Derradji est un des plus grands syndicalistes du pays. Altruiste, intègre généreux, il respirait l'espoir, lui qui aimait tant Nazim Hikmet, Hadj Ali, Khadda et Alloula. Les travailleurs d'El Hadjar l'aimaient énormément et admiraient cet homme entier qui ne savait pas faire les choses à moitié." (Facebook)

En mai 1991, Derradji Dilmi avait mis en échec le président du FIS.

Témoignage de Sadek Hadjerès.

 (...) Abbassi Madani voulait lancer son appel à la grève générale du FIS en mai 91 à partir du complexe métallurgique d’El Hadjar, ce qui aurait été hautement symbolique.
Les travailleurs lui en ont massivement interdit l’entrée.
Une violente bataille s’est menée entre eux et des bandes d’hommes de main de la région venus sans résultat forcer l’entrée du complexe. Il y avait là une classe ouvrière, des salariés et des cadres formés durant le quart de siècle écoulé, dans les luttes par ateliers ou à l’échelle du complexe et de la région.

Il y avait des responsables syndicaux éprouvés comme leur leader Derradji Dilmi, qui au congrès du PAGS, quelques mois auparavant, avait obtenu avec Sadek Hadjerès le plus grand nombre de suffrages, devançant Hachemi Cherif d’environ cent cinquante voix (chiffres que les compte rendus de la brochure officielle ont ensuite totalement occultés).

 

Texte intégral : Sadek Hadjerès: "Le social était la vraie carte d'identité du Pags"

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