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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 11 décembre 2019

Quelque soit le déroulement des élections, tout indique que le Hirak citoyen ne désarmera pas.  Le commandement de l'armée a finalement obtenu la tenue des élections présidentielle neuf mois, après la démission de Bouteflika imposée par le mouvement citoyen, après six vendredis de marche.

Avant cette démission, le commandement de l'armée avait exclu le recours à l'Etat de siège pour faire face au puissant mouvement populaire qui métastasait, mais il avait préconisé l'élection sans tarder d'un nouveau chef de l'Etat, "conformément à la constitution". Répondant aux exigences du Hirak qui voulait d'abord l'épuration de l'Etat ("il faut qu'ils partent"), le général Gaïd Salah parlant au nom de l'armée a constamment soutenu les "institutions", affirmant que c'est au nouveau président qu'incombera la prérogative de répondre aux demandes du mouvement citoyen.

Pendant ce temps, un large conglomérat hétéroclite animé par des réseaux du DRS-canal historique, des partis, groupuscules et personnalités démocratiques, deux groupes d'extrême gauche ainsi que des groupes islamiques républicains, se sont efforcés de faire partager au mouvement citoyen l'idée qu'il est nécessaire de passer au préalable par un pouvoir de transition pendant laquelle on mettrait à plat l'édifice et les missions de l'Etat pour asseoir les bases d'une nouvelle république.

Dans le même temps le conglomérat a décidé de ne pas participer à la présidentielle, refusant de soutenir toute candidature.

Parmi les citoyens lambda qui occupent les rues, le rejet des élections du 22 décembre est d'abord motivé par l'absence de conditions suffisantes de crédibilité due à l'emprise du pouvoir sur cette élections et son environnement. Comment auraient-ils réagi en cas de candidature unitaire de rupture? On ne saura jamais. De nombreux citoyens du hirak avaient exprimé leur déception devant le refus de certaines personnalités respectées de mettre à profit la campagne électorale pour faire avancer avec le peuple électeur le nouveau consensus républicain.

En attendant, tout indique que le Hirak citoyen ne désarmera pas

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