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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 16 décembre 2019

Un peuple digne de ce nom n'existe que parce qu'il occupe librement l'espace public. Ce tournant de histoire nationale a été pris en février de cette année. D'abord dans des villes de l'Algérie profonde avant d'être confirmé par les Algérois.

Dorénavant, la citoyenneté a métastasé partout, vous n'y pouvez plus rien, messieurs de la Dgsn. Vous ne pouvez donner que des coups d'épée dans l'eau ici ou là : vous ne pouvez pas casser un corps liquide. Sans arrières pensées sociologiques, les observateurs ont utilisé spontanément des termes maritimes pour désigner ce peuple rassemblé. Dépourvu de "cadres" et de "structures" et autres "responsables", le Hirak est devenu un corps liquide où chacun se coule librement donnant ce qu'il peut donner, kdarou.

Les chercheurs ont ouvert une nouvelle discipline : la hirakologie. Nous leur proposons cette question : sans leader et sans organisation, comment se forme cette intelligence collective qui a créé la Silmya. Depuis février, la répression a touché quelques "têtes qui dépassaient" dans les écrans. Mais ce ne sont pas des "organisateurs", car le Hirak, n'en a pas, reproduisant sur une vaste échelle la sagesse anonyme de l'ancienne missa.

Poursuivre la révolution citoyenne

Les hirakistes étudiants vont organiser le mouvement étudiant au sein des universités, ceux qui sont salariés ont du grain à moudre dans les syndicats. Il en va de même pour tous les secteurs de la société civile que l'esprit du hirak féconde déjà...

Pendant ce temps, il est probable que le peuple citoyen gardera son rendez-vous du vendredi. Il y a encore des choses très sérieuses à surveiller ensemble et d'autres à faire mûrir. Un bonne chose pour un président s'il désire rester à l'écoute d'un peuple sevré d'agora depuis les festivités de l'Indépendance.

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