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Publié par Saoudi Abdelaziz

"En plein été, le 24 juillet 2002, Bouteflika fait main basse sur le code des marchés (...) en le modifiant, sans honte bue, pour y introduire le gré à gré à sa guise : il en fera usage, pour ne pas dire en abusera, 15 longues années durant.  Ce qui devait être l’exception dans la gestion de la commande publique devint la règle et fait le lit de la corruption à grande échelle". C'est ce qu'écrivait le Djilali Hadjadj le 15 juillet dernier (1).

Le gouvernement intérimaire persiste et signe. Encore des marchés publics attribués de gré à gré.

Par Djilali Hadjadj, 25 novembre 2019

Lors de sa réunion du mercredi 20 novembre 2019, le gouvernement a adopté six projets de marchés publics en gré à gré simple portant réalisation d'opérations d'approvisionnement en eau potable et d'assainissement au profit des citoyens d'El Oued et de Ouargla.

Le ministre des Ressources en eau a été chargé d'élaborer des projets de marchés avec des entreprises publiques, de présenter le dossier lors de la prochaine réunion du gouvernement, d'effectuer une visite de travail et d'inspection dans ces deux wilayas et d'élaborer un rapport de visite. Le ministre des finances, quant à lui, devra — en coordination avec les secteurs concernés — mettre en place des mécanismes pour l'évaluation des projets réalisés. Donc l’adoption de ce marché — choix notamment de l’entreprise «heureuse élue» — n’est pas pour tout de suite.

Des délais irréalistes sur fond de contentieux «autorisé»

Par ailleurs, le gouvernement a adopté un projet de marché de gré à gré simple entre la direction des travaux publics de la wilaya d'Alger et la société Cosider TP  pour le parachèvement des travaux de renforcement de la piste d'atterrissage de l'aéroport d'Alger et ses annexes. Mais l’Exécutif a fixé un délai de 6 mois au groupe public pour la réalisation, en fait l’achèvement, de ce mégaprojet, au lieu des 12 mois initiaux, ce qui est irréalisable vu l’énorme contentieux qui colle à ce marché public confié il y a quelques années — toujours au gré à gré — au groupe privé Haddad :  ce dernier en a été dessaisi il y a quelques semaines par les pouvoirs publics, le chantier n’ayant pas dépassé le taux de 40% de réalisation et ayant largement dépassé le délai de 36 mois. 

Source : Le Soir d'Algérie

NOTE

(1) ENQUÊTE. Comment Bouteflika a manipulé le Code des marchés pour «alimenter» la corruption

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