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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, le 11 novembre 2013

La cible principale et facile de la lutte contre "l'esprit rentier" en Algérie, c'est l'abolition du soutien des prix qui nourrirait cet esprit. Il faut l'abandonner recommandent les "réformateurs" liés au patronat et le remplacer par un système de soutien personnalisé, spécifiquement destiné aux indigents dument répertoriés.

Les fonds publics ainsi épargnés pourraient, selon eux, être mis à la disposition des entreprises, "encourageant ainsi la production nationale", "diminuant ainsi la facture des importations alimentaires". Je ne fais pas partie du cercle des conseillers économiques pour juger de la véracité de cette "politique de l'offre" pour l'Algérie. Je sais par contre qu'elle a lamentablement échoué dans le monde entier et qu'elle est la clé de la crise du capitalisme devenue insurmontable.  

La caractéristique principale du comportement social des Algériens c'est qu'ils ont intériorisé le fait que leurs demandes sociales sont souverainement légitimes et qu'il appartient aux pouvoirs publiques d'agir pour leurs satisfaction. C'est une constante nationale depuis l'indépendance : l'accès démocratique aux produits alimentaires de base, aux soins, à l'éducation, à l'électricité et au gaz sont une composante "naturelle" de la mentalité du peuple algérien.

Il structure la conception populaire d'une bonne gouvernance. Cette démocratie sociale intériorisée n'est pas une option "concédée" par les pouvoirs successifs, c'est un consensus qui a été imposée par la pression diffuse, et, s'il le faut, périodiquement fortement active des couches plébéiennes de la société..

 Dans notre pays, les pouvoirs publics sont condamnés à tenir compte de cette réalité "historique", sinon la société devient ingouvernable. Quelles sont les politiques économiques capables d'intégrer les demandes sociales dans un cercle vertueux de développement. C'est à la représentation politique, et aux institution de découvrir et de mettre en oeuvre la bonne politique économique, fondée sur la primauté donnée aux demandes du peuple algérien, et servie par le génie et les capacités créatrices de ses salariés et de ses entrepreneurs. La voie ne se trouve certainement pas dans le libéralisme états-unien à l'Algérienne que l'on essaie d'inventer depuis une trentaine d'année. Avec le succès que l'on sait.

Article original : Algérie-info

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