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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 27 novembre 2019

L'émergence du peuple dans l'espace public est l'évènement principal de l'année qui s'achève. 2019 sera l'an1 de la citoyenneté républicaine. On verra comment il franchira l'écueil de la comédie du 12 décembre, qui a été imposé au pays grâce aux étroitesses combinées du commandement militaire et de l'opposition.

Cette citoyenneté est aujourd'hui en train de s'imposer durablement de manière organisée, dans les espaces sectoriels. Les étudiants sont en voie de donner l'exemple. Les mardis  étudiants ont été noyés par la participations d'autres segments de la population. Le mouvement étudiant réel est effacé par les médias, alors qu'il a entrepris une nouvelle étape d'enracinement dans les universités en prise avec l'exigence de démocratisation de l'université algérienne.

Usurpation d'identité?

Jusqu'ici, le hirak ce sont les vendredis où la Silmya a su imposer une mobilisation massive et un ligne d'union du peuple, de rejet de la fitna. Ces jours-ci, des groupes de casseurs de locaux administratifs  ou de briseurs de marches concurrentes sont affublé du titre de Hirakistes par les médias. Plusieurs personnes ont été interpellées à Annaba mercredi 27 novembre parmi les contre-manifestants à une marche en soutien à l’élection du 12 décembre, annonce ce matin Le HuffPost qui publie une vidéo de la marche de soutien. Dans ce reportage, les marcheurs contrecarrés ne sont pas interviewés, on ne sait rien de qu'ils pensent, une voix off les décrit au comme de "pauvres ouvriers"  d'El Hadjar ramenés par leur syndicat d'entreprise, que la dite voix off accuse de "fitna" en menaçant : "Votre jour viendra". Est-ce vraiment du journalisme?

"Transfert"

Lahouari  Addi et Djamel  Zenati signe un texte intitulé "l’ultime appel a la raison". Sa conclusion : "Dans ce contexte d’une extrême tension, l’institution militaire est fortement interpellée. Elle se trouve devant un choix historique. L’intérêt stratégique du pays lui commande de se mettre du côté de la population et au service de la solution. Elle doit jouer le rôle de facilitateur et de garant de la transition démocratique. L’ordre ancien est fini. Vouloir le maintenir ou le ressusciter autrement serait désastreux.

La restitution de la souveraineté au profit du corps des citoyens est une obligation dont les indus détenteurs actuels, civils ou militaires, ne peuvent s’affranchir. Ce transfert est au cœur du processus de changement. C’est également l’objet central de la transition.

Enfin, l’opposition est condamnée à se mettre au diapason du mouvement populaire. Il n’est dans l’intérêt de personne d’aller vers un face-à-face pouvoir/société. Il est vain de vouloir construire une démocratie dans le calme et la sérénité sans intermédiation. Texte intégral : Liberté

Le dernier mot du général.

"Désormais, la responsabilité incombe au peuple souverain déclare le chef d'Etat major. Il est aujourd’hui, à la lumière de ces garanties électorales, le premier et l’unique responsable de ses choix. Aussi, le peuple algérien, toutes catégories confondues, jeunes, femmes, hommes et étudiants, sont appelés à se tenir aux côtés de leur pays en ces circonstances particulières et à déjouer les desseins de la bande et de ses relais, par une participation massive, forte et avec conviction aux prochaines élections présidentielles, qui se dérouleront dans une atmosphère empreinte de démocratie réelle et faire, ainsi, de ce rendez-vous historique une réussite, qui constituera un nouveau départ sur la voie de l’édification du nouvel Etat algérien. Ceci ne peut se réaliser qu’à travers la participation à cette importante échéance nationale, en choisissant, parmi les cinq candidats, l’homme le plus apte à diriger l’Algérie et son peuple, qui possède la compétence qui lui permet de hisser l’Algérie vers le développement et le progrès dans tous les domaines. Texte intégral : MDN

L'après 12 décembre du politologue

"À moins d’un événement majeur, l’analyse du déroulement de la campagne électorale nous amène à dire que le scrutin aura bien lieu le 12 décembre, écrit l'écrivain et politologue Kedidir Mansour. Devant une participation aux élections, qui serait, dans la situation actuelle, la plus basse depuis l’indépendance du pays, taux déjà annoncé par une voix off du système, qui affirmait que l’on devait s’accommoder même avec un tiers de président, celui qui serait élu, en sortira fragilisé. Deux alternatives se poseraient à lui. S’il considère, dans la première hypothèse, que la crise est politique et qu’il devra par conséquent gérer une période de transition, il pourrait réussir s’il invitera tous les acteurs dans une Conférence inclusive  pour passer à une constituante et jeter ainsi les jalons d’un Etat de droit, seul gage d’une véritable démocratie.

Dans cette hypothèse, pourquoi avons-nous (tous les acteurs politiques et sociaux) refusé la tenue d’une Conférence nationale inclusive, proposée par le président sortant ? La réponse, affirme-t-on, est que toute réforme que ce soit au niveau de sa conception, du débat ou de son exécution, ne peut pas être amorcée avec le même personnel politique sorti du moule du système politique prévalent. Donc,  le nouveau président aura-t-il le courage et l’audace pour enfreindre les règles préétablies par le pouvoir et laisser des outsiders remettre en cause l’équilibre des pouvoirs définir les fonctions des institutions de souveraineté et rendre la parole aux représentants du peuple ? Texte intégral : TSA-Algérie

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Benattallah Afifa 21/01/2020 10:45

C’est qui les representants du peuple? De quel peuple parle t-on? Celui qui a fermé les yeux et laissé faire pendant qu’il enfonçait ses doigts jusqu’aux coudes dans les importations indécentes de produits de consommation dont il ne connaissait même pas l’existence, sachant leurs origines douteuses? Celui qui a participé à la prévarication des valeurs sociales sous des bannieres Opportunistes? Celui qui ne veut plus rien sacrifier au devenir de l’Algerie?
Lorsqu’on place le discours sur le plan moral, il convient d’y aller jusqu’aux ultimes conséquences.
Alors la question des élections présidentielles prendra une signification autrement plus stratégique.