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Publié par Saoudi Abdelaziz

Sétif, 4 octobre. Photo DR

Sétif, 4 octobre. Photo DR

Par  Hamoud Zitouni, 5 octobre 2019. Sétif-Info

A l’instar de nombreuses villes du pays, le hirak de Sétif est encore sorti ce vendredi 4 octobre, le 33ème du genre. Si l’affluence pour ce vendredi, reste modeste (près de 5000 manifestants), on y constate la même détermination, la même ferveur et la même verve. Cela dégage comme une force pacifique, modeste, gaie, gouailleuse et irrévérencieuse, presque à l’excès mais résolue.

A Sétif, comme ailleurs, le hirak excédé par ce qu’il prend pour de l’incompréhension et de la surdité, répète avec des mots simples, ceux de la rue, des paroles drôles, des phrases lapidaires qu’il ne consent pas à des élections, en présence d’hommes forts de la gouvernance discréditée et disqualifiée quand bien même ces élections sont confiées à une commission indépendante.

La manifestation d’anciennes figures du système corrompu et défaillant à cette échéance électorale aggrave la méfiance conforte et radicalise ce refus. La rupture et le divorce semblent se confirmer de semaine en semaine.

Le plus gros problème, vraisemblablement central, est la perte de confiance de part et d’autre.

Recoller les bouts va être de plus en plus difficile lorsque l’on tourne le dos à son vis-à-vis. Beaucoup de temps a été inutilement perdu aux dépens du règlement de la crise politique et institutionnelle dont les effets économiques et sociaux commencent à se faire sentir. On parle déjà de paralysie des rouages économiques, du ralentissement de l’investissement et des approvisionnements extérieurs, de pertes de milliers d’emplois et surtout d’absence de perspectives. Cela devrait inquiéter tout le monde. La raison et l’intérêt de l’Algérie doivent primer sur tout.

Source : Sétif-Info

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