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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Qui est Kaïs Saïed ?

Le nouveau Président est un assistant universitaire en droit constitutionnel, âgé de 61 ans, récemment admis à la retraite. Sa famille est originaire du Cap Bon, mais, il est né et a fait toutes ses études à Tunis. On ne lui connaît pas d’activités politiques avant la révolution du 14 janvier 2011.

Il était juste membre de l’Association tunisienne de droit constitutionnel, organisme à caractère académique. Après la chute de Ben Ali, Kaïs Saïed est devenu la coqueluche des télés et des radios, comme expert sur les questions constitutionnelles, aussi bien en 2012 et 2013, lors des débats sur la nouvelle Constitution, votée en 2014, ou après, concernant les polémiques d’application de la Loi fondamentale, comme le blocage accompagnant l’installation de la Cour constitutionnelle, qui se poursuit.

Concernant sa pensée, le président Saïed n’est, selon son entourage et ses collègues, ni un salafiste ni un nahdhaoui, mais juste un musulman respectueux de la religion sans excès ni fanatisme. L’épouse de Kaïs Saïed est une juge. Il était son assistant à l’université; Mme Saïed ne porte pas le voile. Mourad Sellami, El Watan

A l'épreuve du terrain

Environ 90% des électeurs de 18 à 25 ans ont voté pour l'universitaire, selon les estimations des sondages, contre seulement 49,2 des plus de 60 ans. La jeunesse tunisienne en votant massivement pour M. Saied s’attend logiquement à une meilleure prise en charge de ses préoccupations. Avec un chômage endémique dépassant 15% et un taux d’inflation oscillant entre 6 et 7%, après avoir atteint 7,5% l’an dernier, le défi pour Kaïs Saied est de taille. Il en est de même en ce qui concerne la lutte contre la corruption. Figurant parmi les priorités de M. Saied, les Tunisiens suivront de très près les réformes qu’engagera sur ce plan leur président. Karim Benamar. Liberté

Kais Saied au palais de Carthage

 Le conservatisme sociétal assumé du futur président a été un sujet de débat durant la campagne. Mais le positionnement globalement hors normes de Kais Saied a fait voler en éclat les clivages traditionnels entre progressistes et islamistes.
Derrière son discours souverainiste et ses appels à une réforme radicale du régime politique se sont rangés des formations de gauche, nationaliste arabe tout comme le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, principal bloc au Parlement (52 sièges).
Ce mandat clair donne au nouveau président tunisien une forte légitimité et une lourde responsabilité pour répondre à une population aux attentes aiguisées, après avoir vu les espoirs de la révolution déçus.
Reste à savoir s’il parviendra à faire passer ses propositions sans parti pour les relayer au Parlement, où se situe l’essentiel du pouvoir en vertu de la Constitution de 2014.
Reporters-dz

La leçon de Tunis

Les islamistes qui ont porté Moncef Bedoui Marzouki à la présidence, en 2011, sont toujours là, et c’est grâce à eux que Kaïs Saïd entre à Carthage. Ils sont maîtres de la scène parlementaire et gouvernementale, forts de leurs 52 députés, et savent que, Carthage ou pas, ils feront encore la pluie et le beau temps. Autant dire que le grand changement, signifié par les urnes, ne va rien changer, en réalité, malgré un peuple qui veut y croire, même si l’inflation est au plus haut et la productivité au plus bas. Chaabane Bensaci L'Expression

Nouveau président anciennes attentes

Un raz-de-marée qui confère aussi à son mandat une légitimité qui lui sera utile une fois entré en fonctions. Pourtant, pour les observateurs, rien n’était acquis d’avance pour ce juriste. Sans aucune expérience du pouvoir, entouré d’une poignée de partisans novices en politique, il aura néanmoins réussi à ressusciter, notamment parmi les jeunes, cet espoir qu’une grande partie des tunisiens avaient commencé à perdre. Car, si, ces dernières années, la sécurité s'est considérablement améliorée, et ce même si des attentats continuent à être commis, le chômage et l’inflation demeurent. Des chantiers auxquels doit s’attaquer prioritairement le futur Président. «Kaïs Saïed va en finir avec la corruption, il sera un Président juste», a affirmé un jeune qui a voté pour lui. Une déclaration qui donne un aperçu sur les grandes attentes des Tunisiens. Devant ses partisans, il a déclaré : «Nous allons essayer de construire une nouvelle Tunisie.» 
Nadia K.
El Moudjahid

Promesses d’une révolution décomplexée

A l’inverse de son rival qui paraissait tel un épouvantail aux effets repoussoirs, le nouveau locataire du palais de Carthage aura bénéficié du préjugé favorable des fans d’Ennahda (sur ses directives cela s’entend) et autres, franges traditionnalistes de la société. De quoi s’interroger sur le bien-fondé des démarches des mouvements se réclamant de la démocratie qui n’ont pas réussi leur envol. Bien au contraire. Difficile pour ceux-ci de transformer leur force de contestation et de proposition en capacité de gouvernance réussie, au double plan économique et social. Il reste que pour le Président élu, les défis sont immenses. Relance du tourisme, qui procure l’essentiel des revenus et recherche d’autres sources alternatives, chômage, sécurité et lutte contre le terrorisme. Autant de chantiers ardus. Faut-il croire enfin que la mort de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, le 13 septembre dans son exil à Djeddah où, au demeurant, il est enterré loin de sa terre natale malgré son souhait, signifie aussi la fin définitive de son régime voire son système ?
Brahim Taouchichet.
Le Soir d'Algérie

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