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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Dans les jours qui ont précédé le 34è acte du Hirak, le gouvernement, que la Constitution cantonne pourtant à la seule gestion des affaires courantes, a annoncé coup sur coup des mesures qui relèvent de la stratégie économique. Nouvelle loi sur les hydrocarbures, abolition de la règle 49/51 : ces mesures qui répondent aux exigences néolibérales, consistent à diminuer le rôle de l'Etat dans l'économie, notamment dans le contrôle des richesses pétrolières, pour "attirer l'investissement étranger". A quoi s'ajoute dans la foulée l'annonce d'une réforme de l'assurance vieillesse, portant à 65 ans l'âge du départ à la retraite et modifiant son mode de calcul.

34e vendredi : le Hirak dit non au démantèlement de la souveraineté économique de l’Algérie

Par Samir Allam, 11 octobre 2019

(...)

En plus du rejet de l’élection, deux nouveaux slogans ont fait leur apparition ce vendredi. Ils concernent la dénonciation des projets de Loi de finances 2020 et de Loi sur les hydrocarbures. Ces deux textes qui seront soumis dimanche au Conseil des ministres démantèlent la souveraineté économique du pays dans deux domaines sensibles : le protectionnisme et les richesses en hydrocarbures.

En décidant de supprimer la loi 51%/49 pour les secteurs non-stratégiques, le gouvernement prend le risque de fragiliser les entreprises locales qui ne sont pas préparées à affronter une concurrence venue de pays développés. La loi 51/49 n’a pas été le seul frein à l’investissement étranger en Algérie mais elle a certainement permis l’émergence d’entreprises locales dans de nombreux domaines. Au lieu de mener une réflexion globale sur les raisons de la faiblesse de l’attractivité de notre économie, le gouvernement, par calcul, s’attaque à un seul texte au risque d’affaiblir les entreprises locales.

Quant à la Loi sur les hydrocarbures, elle contiendrait des dispositions trop favorables aux compagnies étrangères. Cette semaine, Mohamed Arkab, ministre de l’Énergie, a fourni, un argument de taille à ceux qui critiquent la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Dans une déclaration à la presse, M. Arkab, voulant défendre son texte, a affirmé que le projet de loi « a été élaboré après une concertation avec les cinq plus grandes compagnies pétrolières internationales ». Le ministre a ajouté que « rien ne manque au projet de loi » sur les hydrocarbures. Aucun débat national n’a été engagé par le gouvernement pour réviser cette loi. TSA-Algérie

 

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