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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par saoudi Abdelaziz, 16 septembre 2019

En annonçant la date des élections, Ahmed Bensalah a limité ainsi la revendication du  changement exprimée par le hirak : "l’assainissement de l’encadrement de l’État, la lutte contre la corruption et l’impunité, le recouvrement de la normalité institutionnelle". Bensalah applique les consignes. Avant l'annonce de la date des élections, le général Gaïd Salah avait fixé le cadre que le commandement militaire souhaite donner  à la campagne électorale : l'Etat et ses "institutions" ne doivent pas être mis en cause.

L'affaire d'Aigle Azur nous a familiarisé avec le terme "dépôt de bilan". Non, cela ne concerne pas le régime algérien, affirme en substance le général. La cause des calamités, c'est la "perversion" introduite par Bouteflika et son clan.

Le "système" dénoncé par le mouvement citoyen n'a donc existé que le temps des quatre mandats, voire même du seul dernier mandat. Et puis, la "bande" a été mise sous les verrous...

On se rappelle que dès le début de 2018, le branle-bas de combat avait été engagé chez les walis pour l'ajustement général des plannings en vue de l'élection d'avril 2019. Les citoyens qui attendaient l'attribution de logements, fin prêts depuis un moment, apprennent que le feu vert est enfin donné. Les remises médiatiques des clés ont été réservés pour la bonne période. Plus généralement, le régime a pris la décision d'en mettre plein la vue en terme de pseudo "nouvelles réalisations". On annonçait même un coup de pouce pour les cantines scolaires sacrifiées par le gouvernement, sans parler du crédit des prêts Ansej.

Ces derniers jours, il y a une réactivation du branle-bas gouvernemental, avec pour objectif non de vanter le bilan du président Bouteflika mais de populariser l'idée que les institutions sont efficaces.

En annonçant la date des élections, Ahmed Bensalah a limité ainsi la revendication du  changement exprimée par le hirak : "l’assainissement de l’encadrement de l’État, la lutte contre la corruption et l’impunité, le recouvrement de la normalité institutionnelle".

On attend donc juste que le nouveau président assure la pérennité de l'Etat et une amélioration de la gouvernance nécessaire à la relance des affaires. Pérennité, car le mot continuité rappelle trop de récents souvenirs.

A suivre.

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