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Publié par Saoudi Abdelaziz

Saïd Sadi écrivait le 1er mai dernier : "Il se confirme qu’une rencontre féconde entre l’état-major et la révolution citoyenne a de moins en moins de chance de se produire».Sofiane Djijali (1) notera cinq mois plus tard, après le récent durcissement sécuritaire :  "Une partie de la classe politique a poussé aussi à cette radicalisation. En voulant suivre systématiquement les slogans de la rue, elle n’a pas eu le courage d’ouvrir d’autres perspectives, ce qui a donné les arguments au pouvoir pour dire que de toute façon toute la classe politique est nihiliste, elle est radicale et refuse tout, et en retour il y a une forme de justification de ce qui se déroule".

Saïd Sadi en « Prophète de malheur»

Par Saoudi Abdelaziz, 2 mai 2019 (2)

Dans les mythologies humaines, le "Prophète de malheur" c'est l'homme qui prédit des choses désagréables, qui arrivent effectivement, comme si c’était lui qui les eût provoquées en les annonçant.

Jean-Paul Sartre écrivait en 1947 s'adressant à ceux qui jugeait inévitable une nouvelle guerre mondiale entre les deux blocs: " Vous l'enfantez en prétendant vous prémunir contre ses conséquences. Vous rendez ce mal fatal en lui faisant l'insigne honneur de le prendre au sérieux "

Hier mercredi 1er mai, Saïd Sadi annonçait : «Une chose se profile un peu plus de semaine en semaine. Il se confirme qu’une rencontre féconde entre l’état-major et la révolution citoyenne a de moins en moins de chance de se produire». Il ajoutait : «Si la raison ne prévaut pas, si les choses n’évoluent pas rapidement vers plus de lucidité, si les inclinations maladives à la ruse ne cèdent pas, le croisement, s’il devait avoir lieu, ne se fera pas dans le calme et la sérénité attendus par le mouvement»,

Cela risque de se produire parce que Gaïd Salah n'a pas appliqué la recommandation de la lettre qu'il lui avait envoyée le 11 avril dernier lorsqu'il l'avait invité à démissionner :  «Vous avez une occasion unique de clore votre carrière par une décision patriotique  : faire rentrer l’armée dans les casernes et laisser l’Algérien inventer le grand destin que le militarisme lui a interdit depuis le premier jour de son indépendance.»

NOTES

 (1) « Il y a un cocktail dangereux »

(2) Algérie-infos

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