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Publié par Saoudi Abdelaziz

Des "autorités" qui refusent d'autoriser des réunions publiques d'organisations d' opposition. Des groupes de personnes qui sabotent les réunions publiques du Panel. Des médias indépendants influents qui poussent à la surenchère "révolutionnaire" tandis que les médias contrôlés par le pouvoir reprennent leurs mauvaises habitudes, après quelques velléités d'ouverture.

On assiste à une sorte escalade dont la portée -préméditée - serait d'éloigner l'un de l'autre le Hirak mouvement citoyen et l'Armée de ligne, les deux principaux acteurs de la séquence historique en cours dans notre pays. De les éloigner l'un de l'autre tout en les divisant l'un et l'autre.

ENJEU : Empêcher Le hirak de continuer d'enlever à l'ancien régime la direction "des orientations" en s'appuyant sur l'Armée de ligne, institution dont la verticalité stabilisatrice paraît historiquement irremplaçable au peuple algérien.

"Algiers'touch", la jeunesse est-elle plus silmya?

Chaque vendredi pendant plusieurs semaines la poussée de centaines de milliers de jeunes algérois a imposé l'occupation des rues et des places. La sensibilité silmya est une création originale de cette jeunesse algéroise des quartiers populaires qui ont fait de cette "Algiers-touch, quasi artistique une arme efficace pour désarmer le courant répressif.

Cette poussée massive de la jeunesse des quartiers populaires a libéré les adultes âgés qui font même part égale avec les étudiants dans les dernières marches du mardi. Ces générations pourtant plus âgées mais sans doute plus longuement et plus cruellement meurtries dans leurs espérances par le système, ont paradoxalement donné aux marches, où durant l'été elles occupent souvent le premier rang, une tonalité plus "impatiente" où dominent les invectives.

Les manifestations servent-elles a quelque chose? (Mémoire).

Depuis la création de mon blog en avril 2011, j'ai guetté et noté quotidiennement les signes de "mise en mouvement" de la population. Après notre participations aux manifestations de décembre 1960 à Belcourt  je me souviens de cette longue conversation passionnée dans l'internat du lycée Bugeaud, avec Lyes Hadji mon ainé et responsable de la "section universitaire" du FLN (ce champion de foot jijélien périra quelques années plus tard dans l'avion civil qu'il pilotait). Le sujet de la discussion : les manifestations servent-elle à quelque chose? Je venais d'avoir 16 ans. Depuis cette intense expérience de 1960, pour moi, l' action politique c'est quasi-naturellement  "l'action de masse".

J'ai suivi cette pente naturelle de mon esprit. Je l'ai suivi aussi dans mes activités partisanes, à la tête de la section du PCA d'El Biar en 1963-1965, puis de la fédération d'Alger du PAGS après ma sortie de prison. Ensuite, à la direction exécutive clandestine du Pags, j'étais pendant une décennie chargé du suivi du mouvement syndical et de "l'action de masse" en général.

 

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