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Publié par Saoudi Abdelaziz

6 juillet 2019

Le dernier discours de Bensalah est important. C’est « l’offre » la plus intéressante du Régime qui, aujourd’hui, se retrouve, tactiquement, en avance sur l’opposition.

 

C’est une occasion inespérée, que l’on doit considérer avec intelligence et sans naïveté, si on veut sauver ce pays, assurer une transition sans violence et éviter un retour du Régime par l’excuse de l’impossibilité de trouver un compromis.

Si on refuse ce qui est donné, en attendant d’arracher ce que l’on veut, le Régime risque une radicalisation qu’il va présenter comme justifiée pour « nous éviter » le chaos. Il aura le bon rôle et l’opposition, toute opposition, la « rue », aura la rôle d’un acteur qui fait passer l’oppositionnisme avant le pays, l’égo avant le « politique » et l’affect avant la raison.

Des élections sans arbitrage du Régime, sans son ministère de l’intérieur, ses walis et ses partis de soutiens, sont une possibilité qu’il faut envisager, même avec prudence. S’opposer ne doit pas se transformer en griserie, en un show de convictions que l’on ne veut pas voir se hausser à de « la politique », pour éviter de redescendre sur terre. La radicalisation va nourrir la radicalité opposée et à ce jeu, nous n’avons pas les moyens de gagner et, surtout, de sauver notre pays.

Ceci est mon opinion. On peut la contester, mais si nous refusons la dictature du politique, nous devons refuser la dictature de l’avis unanime unique. Il ne faut pas que l’opposition devienne un parti unique avec des tribunaux en patriotisme et en délits de trahison.

Nous ne devons pas arrêter de réfléchir au prétexte que nous avons définitivement, absolument raison. Notre pays a besoin d’une solution, pas d’une conviction seulement.

Oui, il faut que cette transition commence par la liberté. Pour les prisonniers. Pour les opinions. Pour les convictions. Mais aussi par la responsabilité et la maturité et la raison, face à un Régime qui ne l’est pas et qui ruse et tergiverse souvent et depuis si longtemps. Un régime qui est aussi coincé et qui n'a pas d'issue sauf dans la concession ou dans la violence.

Le Régime pense pour lui-même. on le sait. Nous ne devons pas faire de même. Nous devons penser à ce pays, c'est à dire à nos enfants.

Source : Facebook

 

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