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Publié par Saoudi Abdelaziz

Présent à la conférence d'Aïn Benian, Nacer Djabi avait le statut d' invité. il se décrit comme un « facilitateur de débats» et un militant des «convergences ».  La pleine participation de Sofiane Djillali, qui a cosigné le document final, a suscité les réflexions du chroniqueur Kharroubi Habib.

 

Sofiane Djillali l'inattendu «dialoguiste».

Par Kharroubi Habib, 8 juillet 2019

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif

Depuis qu'il a fondé et dirige le parti «Jil Jadid», Sofiane Djillali a été dans et à la pointe de tous les combats et initiatives politiques ayant pour objectif de mettre fin au système et à son ultime avatar qu'a été le régime de Bouteflika.

Il ne peut pour cela être accusé de complaisance à l'endroit des résidus de ce régime et encore moins de «trahison» du mouvement populaire qui revendique leur départ comme préalable à toute solution de sortie de la crise dans laquelle est le pays en raison de son adhésion à la démarche du groupe de partis, de personnalités nationales et d'associations et organisations de la société civile qui sous l'appellation de «Forces du changement» tentent de construire avec le pouvoir un compromis permettant de dépasser cette crise.

L'homme n'a pas renié son combat en rejoignant ce groupe politique. Dans l'intervention qu'il a faite à la conférence du dialogue national organisée par ce groupe, il a explicité les considérations dont lui et son parti ont tenu compte pour intégrer le pôle des «Forces du changement». Partant du constat que si le régime politique qui a sévi durant vingt ans au moins est en plein effondrement, des figures symboliques de cette époque sont néanmoins encore aux commandes.

Sofiane Djillali a affirmé que la question qui se pose est de savoir «comment opérer le changement en accord avec l'esprit du mouvement populaire tout en garantissant la stabilité de l'Etat algérien». Aussi impétueux qui il soit, le président de Jil Jadid est semble-t-il convaincu que l'on ne peut avoir ce changement et préserver la stabilité de l'Etat qu'en instaurant «un dialogue sérieux et fertile» entre le pouvoir et la société politique ayant pour unique objectif : organiser la passation de pouvoir au peuple.

Pour avoir cosigné le document final de la conférence d'Aïn Benian qui fixe les conditions posées par ses participants à l'ouverture d'un dialogue avec le pouvoir, le président de Jil Jadid dont le repositionnement a beaucoup «surpris» est plus que les autres signataires en butte à une volée de critiques à travers les réseaux sociaux. Ce qui prouve assurément que Sofiance Djillali a pris du «coffre» aux yeux de ses détracteurs et qu'ils sont indisposés par l'influence grandissante qui est la sienne tant sur l'échiquier politique qu'au sein du mouvement populaire à l'émergence duquel il a indubitablement contribué.

Source : Le Quotidien d'Oran

 

Nacer Djabi, le sociologue et militant des libertés figurait hier parmi les invités de la rencontre et non pas comme un participant direct.

« J’ai été invité comme beaucoup d’autres en tant qu’universitaire préoccupé par les évolutions rapides de la crise que connait le pays depuis plusieurs années et dont le mouvement du 22 février a été le grand révélateur. Je suis ici comme je l’ai été ailleurs dans plusieurs évènements et rencontres qui ont eu lieu à Alger et dans plusieurs villes d’Algérie», a-t-il déclaré à
Reporters. L’universitaire et militant se présente comme un « facilitateur de débats» et un militant des «convergences » en cours pour trouver une solution consensuelle à la crise actuelle.  J’ai pratiquement participé à toutes les rencontres et à toutes les discussions politiques depuis le début du Hirak, le 22 février. Je considère comme pertinentes toutes les interventions et les initiatives qui ont eu lieu, j’essaye alors de profiter de cette situation particulière pour pousser le débat plus loin et faire avancer le débat.

Je n’ai pas de position arrêtée au sujet des présidentielles, mais je considère que les courants politiques qui défendent cette solution sont importants en nombre et ce qu’ils proposent n’est pas à rejeter, parce que cela ne vient pas des autorités en place, mais d’une croyance, voire d’une conviction qu’un scrutin présidentiel ouvert, transparent et préservé de toutes manipulations faciliterait les réformes et les changements revendiqués par le Hirak qui demeure l’acteur central dans ce qui se déroule dans le pays.

Quand on voit la forte atomisation du champ politique et les clivages qui le traversent, et les risques d’aggravation de la crise, ce n’est pas quelque chose à rejeter en bloc. Un compromis est donc possible à condition qu’on n’oublie pas le Hirak, son combat pacifique et les messages qu’il ne cesse de délivrer toutes les semaines depuis plus de cinq mois ». Comment y arriver et dans quels délais ? « Je ne sais pas parce que la rencontre d’aujourd’hui n’est que la première étape d’un processus qui prendra des mois avec le risque d’obstacles imprévus, il faut travailler à créer les convergences nécessaires pour cela… »

Propos recueillis par Lyes Sakhi. Source : Reporters-dz

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