Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

Photo DR

Bien campé à l'Institut du Monde arabe et à l'Institut français de géopolitique, Ali Bensaad veut renouer avec le rôle très médiatisé qu'il avait assuré il y a vingt ans dans l'opération DRS qui avait conduit à déstabiliser la présidence Zeroual.

Certains se souviennent du feuilleton dont ils fut la vedette et qui se termine le 13 septembre 2000, lorsqu'il rentre spectaculairement à Alger, escorté par ... les directeurs d'El Watan El Khabar et Le Matin. Ali Bensaad avait contribué à la campagne médiatico-judiciaire inspirée par Toufik Mediene qui avait acculé Lamine Zeroual à démission.

L'hebdomadaire français L'Express titrait le 13 août 1998 : "Algérie: une ténébreuse affaire". On pouvait lire : " Il s'agirait d'une opération montée de toutes pièces non par Betchine, mais par les anti- Betchine, dans le dessein de déconsidérer l'ami intime et le bras droit du chef de l'Etat. Ce qui expliquerait les invraisemblances du dossier. Une chose, en tout cas, est sûre: les journaux privés algériens, qui se sont emparés de l'affaire, sont à l'origine d'une campagne médiatique contre Betchine qui a commencé plusieurs semaines avant la publication de l' «appel» de l'universitaire. Une série d'articles de Noureddine Boukrouh, chef du petit Parti du renouveau algérien, l'accusant notamment de corruption, ont été publiés en juin. Or il n'est pas imaginable que ces journaux aient publié ces textes - pas plus d'ailleurs que celui de Bensaad - sans un feu vert de l'autre clan. "

Aujourd'hui, Ali Bensaad fait de nouveau parler de lui. Dans une tribune intitulée " Algérie, les dangereuses liaisons émiraties"  et s'inspirant de la méthode Abdou Semmar, Il monte un argumentaire qui prouverait que l'Etat-major et son chef sont sous influence Emirati et donc saoudienne, avec ça et là, des pièces difficilement vérifiables pour un lecteur lambda.

D'emblée il affirme dans l' introduction du réquisitoire :

"Le pouvoir saoudien et l’axe qu’il anime a fait de la gestion du Hirak algérien et soudanais une de ses priorités et la stratégie intransigeante du tout répressif exprimée publiquement par Mohamed Benselmane pour y répondre est celle qui a finalement prévalu dans cet axe. La répression sanglante menée par les militaires soudanais, juste après le retour de leurs chefs des Emirats et de l’Arabie Saoudite dont ils ont reçu une substantielle aide de 3 milliards de dollars, confirme la stratégie saoudienne de répression des Hiraks, sa mise en pratique par le biais de relais locaux et l’existence chez les militaires de ces relais locaux réceptifs à ses pressions. Aussi la question se pose pour l’Algérie : quel est son degré de réceptivité aux pressions des Saoudiens et de leurs alliés émiratis et de quels relais locaux disposent ces derniers. La question est d’autant plus légitime si on met en parallèle d’une part le durcissement progressif de la répression des manifestations en Algérie, durcissement annoncé en fait dès leur début par le Chef d’Etat-Major revenu précipitamment d’une visite aux Emirats et qu’il met en œuvre progressivement, et de l’autre la rupture d’équilibre de la politique étrangère algérienne dans le Golfe au profit de l’Arabie saoudite."

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article