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Publié par Saoudi Abdelaziz

Réunion du 27 avril d'associations de la société civile. Photo DR

Réunion du 27 avril d'associations de la société civile. Photo DR

Le débat se resserre autour du contenu à donner au "dialogue", perçu dorénavant comme une urgence nationale. Des propositions sont formulées. Quelques échos.

 

"La société civile"

Sous le titre "Conférence nationale de la société civile : Les options de la transition sur la table", Mustapha Benfodil, résume les discussions: "Deux tendances lourdes se dégagent, l’une plaidant pour une Constituante comme préalable à toute refondation du système, l’autre préconisant d’aller directement à une élection présidentielle, à charge pour le futur Président élu d’ouvrir les chantiers de réformes qui s’imposent (...) Tous deux insistent sur la nécessité d’aller au bout de la Conférence nationale du 15 juin et de maintenir coûte que coûte, par-delà des divergences somme toute normales, ce formidable espace citoyen qui permettra de peser dans le rapport de force à l’heure des grandes décisions…El Watan

Ali Ghediri, général-major à la retraite

« L’urgence est d’aller vers des élections dans des conditions bien déterminées et permettre aux institutions de fonctionner normalement. La transition, je ne suis ni pour ni contre. Si c’est pour permettre à des forces de se préparer au détriment de la stabilité du pays, c’est une chose et si c’est pour préparer les conditions objectives pour réaliser des élections transparentes, c’en est une autre. Mais si l’objectif de la transition est de changer le système politique, je dirais que c’est de la divagation politique car le changement du système nécessite beaucoup de temps (…) La transition, c’est comment aller au plus vite aux élections pour régler le problème de légitimité ». (...)

 « Le peuple n’a pas demandé la lune. Il ne veut pas d’élections avec les symboles du système. Belaïz est parti, mais il reste Bedoui et Bensalah. Le sort de ces personnes est-il plus important que celui de l’Algérie ? S’ils avaient une conscience en tant que responsables et en tant que citoyens algériens, ils auraient démissionné de leur propre gré sans attendre qu’on le leur demande. Des gens se sont sacrifiés pour ce pays, mais ces gens ne peuvent même pas sacrifier le fauteuil. (…) Il faut au moins que Bedoui démissionne, même si l’idéal est que Abdelkader Bensalah parte lui aussi », estime-t-il. Source : TSA

Ali Benflis, ancien Premier ministre de Bouteflika

"A un moment où la révolution pacifique doute de la sincérité de la volonté de changement de régime politique et qu’elle craint une régénérescence de celui dont elle exige le départ, il est politiquement loin d’être superflu ou inutile de rappeler le cadre de ce dialogue et de souligner son alignement sur les demandes populaires justes et légitimes.

Troisièmement, en ce qui concerne l’objectif de ce dialogue, il se dégage une très large tendance en faveur d’élections présidentielles dans des délais raisonnables et acceptables. Si cet objectif est clair, ses modalités de réalisation font quant à elles débat. Au cœur de ce débat se posent les conditions politiques, institutionnelles et légales à réunir pour assurer la tenue d’un scrutin présidentiel que n’affecterait aucun doute ou suspicion et qui assurerait au peuple le libre exercice de son choix sans craindre de le voir faussé ou dévoyé.

Ce sont ces conditions politiques, institutionnelles et légales à réunir qui devraient constituer l’ossature de l’ordre du jour du dialogue national". El Watan

Mokdad Sifi, ancien Premier ministre de Zeroual

"L’Algérie est à son 16e vendredi de protestation et le Mouvement populaire maintient ses principales revendications quant au départ des restes du système, à savoir le gouvernement Bedoui et le chef de l’État intérimaire ainsi que l’organisation d’une période de transition, menée par des personnalités intègres, crédibles et compétentes, visant à construire un nouvel État démocratique.

Durant cette période de transition, aussi courte que possible, le Mouvement populaire demande la formation d’un gouvernement provisoire composé de compétences nationales et la mise sur pied d’une Instance Indépendante d’organisation des élections parallèlement à la révision de la législation électorale. Il exige aussi du pouvoir en place l’arrêt des interpellations et intimidations des acteurs du Mouvement populaire, l’arrêt des restrictions de l’espace public ainsi que la libération de tous les détenus d’opinion.(...) TSA

 

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