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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Un gourou appelle les gens du Hirak à "se chamailler"

"Se liguer contre une dictature, la mettre à genoux est une chose miraculeuse que vous avez réussi. Mais la masse révoltée ne fait pas un projet d’avenir, écrit sur le site de Abdou Semmar un de nos gourous médiatique. Vous ne pouvez éternellement scander « liberté, liberté ! », c’est trop vague, il faut maintenant se confronter aux questions qui fâchent. Bon sang, débattez, rédigez des résolutions, chamaillez-vous mais pondez quelque chose qui ne soit pas aussi rose que le ferait croire votre extraordinaire jeunesse".

Parmi " les questions lourdes" sur lesquelles le gourou appelle à "se chamailler", il cite : "droit de la femme, laïcité"... Une manière de faire voler en éclat le dénominateur commun citoyen du Hirak.

 

Faut-il continuer avec les B?

Rabah Reghis s'interroge dans le Matin : "Ce n’est pas une affirmation et encore moins une certitude mais une simple interrogation : Bensalah, Bedoui et Bouchareb ont-ils une influence quelconque sur le cours des choses ?" Et si les 3 "B" étaient réellement incolores, inodores et sans saveur ?

Nour-Eddine Boukrouh, est plus catégorique : "La focalisation du «Hirak » sur le départ des 2 « B » (ce n’est même pas la peine d’évoquer le 3e) n’est plus de mise car les deux hommes ne représentent aucun péril, Ils ne font rien de leur propre chef et ne peuvent servir aucun autre agenda que celui de l’armée qui a accompagné le peuple dans l’éjection des Bouteflika. Ils constituent son « hijab » car elle ne peut pas se montrer à visage découvert en public dans ce rôle. Juste à la maison. Or Mr Bensalah fait partie des « gens de la maison » (« ahl-l-bayt »). Lui et Ouyahia ont été introduits ensemble dans le système par Zeroual." Le plus court chemin est-il le droit chemin ?

 

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif Kharroubi Habib du Quotidien d'Oran est d'un tout autre avis : "Au peuple qui a brisé le mur de la peur et n'entend plus être dessaisi de sa souveraineté quant au choix du régime qu'il veut pour le pays, il ne peut être demandé de faire confiance à des institutions et des hommes contre lesquels il s'est précisément soulevé et en revendique et la dissolution et le départ". Face-à-face entre obstination et détermination

L'éditorialiste de Liberté Djilali Benyoub écrit dans le même sens:

Bensalah et Bedoui ont montré hier qu’ils ne sont même pas capables de “gérer les affaires courantes” en boudant la finale de la Coupe d’Algérie. La rue est devenue pour eux une grande hantise. Ils se savent rejetés, mais s’entêtent à rester en poste. Même les ministres, qui l’ont appris à leurs dépens, n’osent plus se risquer sur le terrain, réduisant leurs activités au minimum. C’est donc un autre camouflet pour toute cette équipe dénuée de toute légitimité. Et malgré leurs échecs répétés, ils ne veulent pas écouter la rue et partir. Ils sont incrustés dans le pouvoir et ne veulent pas le lâcher. Facteurs de blocage

Le Credo des Conservateurs du système

C'est Zoheir Mebarki qui l'exprimait dans l'éditorial de l'Expression cinq jours après le premier acte du 22 février. 

Aujourd’hui et trente ans plus tard, la démocratie ne semble plus être la préoccupation première dans la vie politique. Pire, l’intolérance et le terrorisme politique semblent renaître dans tous les courants et les «sensibilités» qui ont cours dans l’espace politique. La rue ne lâche pas son «dégagisme». Sans alternative. Ni souci du vide fatal. Il y a en Algérie plus de 24 millions d'électeurs. Combien parmi eux sont sortis dans la rue? 500.000? 600.000? Une minorité qui, en aucun cas, ne peut s'imposer pour réduire au silence l'immense majorité qui aura à s'exprimer le 18 avril prochain. L'option d'appeler cette majorité à une contre marche est dans l'air. Cependant, il serait mal venu d'opposer des Algériens à d'autres Algériens. Ce serait battre en brèche le processus de Réconciliation nationale durement acquis. Il n'en demeure pas moins que cette option n'est pas à écarter en ultime recours. Beaucoup de voix comparent ces manifestations de rue venues de nulle part et ne répondant à aucune formation politique classique de l'opposition, aux «Gilets jaunes» français. Au lieu d'accuser cette comparaison de singerie, il est préférable de relever que ces «Gilets jaunes» respectent la Constitution de leur pays et formulent des revendications liées au pouvoir d'achat. Chez nous, la seule revendication entendue est de vouloir interdire à 24 millions d'électeurs le droit de se prononcer. C'est tout simplement le contraire de la démocratie. Au lieu de sensibiliser en accomplissant un travail de proximité pour convaincre des électeurs de voter pour un candidat au lieu d'un autre, ces mouvements de foule non structurés et répondant à des voix inconnues sont dans une démarche qui est non seulement vouée à l'échec, mais est également porteuse de germes d'un retour à la violence. Nos ennemis promettent, cette fois, le dépeçage de l'Algérie. En citant le sort de la Yougoslavie après Tito! La rue face à 24 millions d'électeurs

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Safiya 15/06/2019 04:05

Beurk Zoheir Mebarki, quelle honte.