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Publié par Saoudi Abdelaziz

photo DR

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Depuis l'indépendance, le suffrage universelle est une fiction. Il n'a jamais été exercé de manière crédible. La seule fois où il l'a été c'est dans un climat d'insoutenable tension idéologico-policière qui le rendait mort-né.

Le Hirak marque le retour du peuple décideur au devant de la scène. Pour le mouvement citoyen qui revient de loin, la question centrale reste la réhabilitation du suffrage universel. C'est pour cela que la demande le départ du président et du premier ministre tous deux représentatifs de l'appareil d'Etat truqueur d'élections est au centre des revendications.

La deuxième conditions mise en avant par les citoyens, c'est le contrôle démocratique du scrutin de bout en bout. Au sommet, par un organisme indépendant chargé de diriger le vote, à la base par la surveillance du hirak dans les villes et villages.

Quelles élections?

La réunion des acteurs de la société civile qui s’est tenue samedi 8 juin au siège national du CNAPESTE, s’est clôturée en fin de journée sans que les participants en parviennent à sceller un accord définitif sur une feuille de route consensuelle ni sur certains points relatifs à la préparation de la conférence nationale du 15 juin. Meziane Meriane de la Confédération des syndicats algériens (CSA) explique :

"Deux tendances ou feuilles de route sont enregistrées au sein des trois collectifs de la société civile. « Il y a ceux qui proposent une constituante laquelle va donner naissance à une Constitution avant les élections présidentielles, et ceux qui réclament d’aller vers les présidentielles et que c’est au président qui sera élu de convoquer le corps électoral pour une constituante laquelle se chargera d’élaborer le texte fondamental»

Appel au Hirak pour l'ambition des pièces détachées

Le Quotidien l'Expression qui fut, on s'en rappelle, le fervent porte-voix des oligarques et du clan présidentiel a opté avec du retard mais beaucoup de zèle en faveur du hirak, guettant les moindres signes d'essoufflement, ou de clash avec l'ANP.

Ce matin,  Saïd Boucetta commentant les mesures réglementant l'importation onéreuse de pièces détachées pour l'assemblage de voitures et autres produits 0% algériens (qui coûtent plus cher en devises que s'il était directement importés), n'hésite pas à écrire dans une généralisation lyrique : "Le démembrement de l'industrie mécanique, le coup de frein donné aux industries électronique et de l'électroménager, le changement brutal à la tête de Sonatrach, constituent autant de décisions malheureuses susceptibles de briser net une dynamique qui devait mener le pays à un statut d'émergent à l'horizon 2030". Et bien!

Le journaliste essaie d'utiliser l'aversion du Hirak pour l'un des B. il conclut : "Cela pour dire que si le Hirak met en veilleuse les ambitions économiques du pays, la gestion de Bedoui, appuyée par ses «experts», les enterrera".

 

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