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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Par Saoudi Abdelaziz, 12 juin 2019

Depuis bientôt 17 semaines, l'Etat-major préconise l'élection d'un président dans les plus brefs délais, "pour respecter la Constitution".

De l'autre côté, la vindicte de manifestants mise en épingle par les médias tous les vendredis est polarisée sur Bensalah et Bedoui, personnages falots et sans envergure présentés comme des obstacles quasi systémiques au suffrage universel.

Ils semblent accepter le rôle de souffre-douleur qui leur a été attribué. "Les personnes, quelle que soit leur importance, ne comptent plus dès lors qu’il s’agit de la survie du système" avait commenté un observateur en octobre 2018 après la première vague de limogeage de généraux.

Bensalah et Bédoui feront peut-être  partie de la prochaine charrette. En attendant, les deux compères semble servir à polariser l'attention, pendant qu'aucune mesure n'est envisagée pour démonter les mécanismes qui organisent la fraude. Fraude conduite depuis toujours par les services secrets de l'Armée. Ainsi, tous les mandats de Bouteflika, y compris le 4è, ont été obtenus grâce au  DRS.

Si les limites imposées par l'article 102 sont maintenues, plus on avance et plus le temps consacré à mettre en place de sérieux moyens de prévention de la fraude sera restreint. Et plus grand est le risque d'un choix présidentiel par DRS-bis interposé et par Abstention massive.

Si c'est le cas, le mouvement citoyen trouvera sans doute de nouvelles parades à ce blocage du renouveau républicain.

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