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Publié par Saoudi Abdelaziz

DR.

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Depuis le 22 février dernier, dans les medias ayant pignon sur rue, chaque jeudi le titre de la une c'est demain vendredi le test décisif. Pourquoi décisif? Les atermoiement du système ne gênent pas les hirakiens. Ils n'éprouve pas le sentiment de "crise politique aïgue" qu'éprouvent les ambitieux politiciens du régime et leurs concurrents.

 L'Assemblée universelle du vendredi contrôle et sanctionne depuis le 22 février l'action des pouvoirs constitués. Pour la population, politiquement désarmée depuis des décennies, le Hirak est le seul contre-pouvoir disponible en Algérie. Après avoir imposé la levée des interdits hérités de l'Etat d'urgence, qui empêchaient l'expression publique de la souveraineté populaire,  le Hirak s'affirme comme une force Constitutionnelle provisoire.

Après avoir été mise sous contrainte par des décennies d'Etat d'urgence, L'Algérie est sortie du carcan. Elle est actuellement dans un état de veille démocratique, ponctué par les levée de masse du vendredi.

Depuis quinze semaines, à l'écart des médias ayant tous le fil à la patte, les Algériens habitués de la rue cogitent entre eux, dans leurs missates, sur les nouvelles règles de la vie sociale et politique. Ils cogitent aussi sur les anticorps permanents à mettre en place contre la corruption et la hogra.

Les atermoiement du système ne gênent pas car cela leur laisse du temps. N'ont le sentiment de "crise politique aïgue" que les politiciens du régime et leurs concurrents. Après des décennies d'atomisation sociale,  la réflexion collective a besoin de temps et elle ne va pas s'arrêter de sitôt. Ni être fragmentée en posts facebookiens. Fatigués sans doute de cette tension citoyenne "passive" pour refonder la nation, des experts politologues proposent de déléguer à des "personnalités" le soin de mettre en forme les aspirations du hirak et de les négocier avec les décideurs.

La veillée démocratique de masse, ce n'est pas une manière de tourner en rond face aux impasses du système. C'est le corps social qui s'ébroue, auto apprend les gestes élémentaires de la citoyenneté et choisira en son sein, le moment venu, des représentants qui seront fidèles à la parole collective. C'est ainsi que va depuis la nuit des temps la construction républicaine.

 

 

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