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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Après les propositions du  28 mai du général Gaïd Salah:

(...) Il n’y a maintenant plus que deux voies possibles : soit la prise de pouvoir directe par l’armée envers et contre tous, soit l’ouverture d’un dialogue avec la classe politique pour organiser une transition politique.

Si le pouvoir, à travers le chef de l’Etat-Major, n’a plus de choix politiques sinon de céder sur l’essentiel, il reste que, conformément aux traditions du pays, il a besoin de garder la face.

C’est ainsi que l’utilisation des termes «transition» et «négociation», est rejetée dans la forme, alors que dans le réel, c’est bien de cela dont il s’agit.

L’armée, dont le rôle est nécessaire dans l’accompagnement du changement de régime, pose tout de même certaines balises : la période «hors Constitution» doit être courte, et devra aboutir à des élections présidentielles. Ensuite, c’est au Président légitimement élu qui aura à engager les grandes réformes institutionnelles.

L’opposition, quant à elle, est dans une position délicate. Prise en étau entre la radicalité et l’impatience des uns et la puissance d’action du pouvoir, elle doit trouver le juste milieu pour faire aboutir les revendications du Hirak tout en donnant à l’armée les assurances que le pays ne rentrera pas dans une phase de désordre.

L’opposition doit rester fidèle au Hirak en aidant le régime à s’en aller.

Une erreur de positionnement ou une méprise sur les intentions des uns et des autres ou sur les rapports de force, peuvent pousser l’Etat-Major vers des décisions extrêmes qui seront à l’évidence préjudiciables pour tous.

Dans les moments de crise profonde, la sagesse doit primer sur les intérêts partisans.

Texte intégral : Le Matin d'Algérie

 

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