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Publié par Saoudi Abdelaziz

Jijel, 12 avril. Photo DR

Jijel, 12 avril. Photo DR

Taher, la ville de Ferhat Abbas est éventrée par des travaux d'assainissement interminables. "Pour trouver une solution à leur calvaire qui n’a que trop duré, les protestataires ont décidé de radicaliser leur mouvement en ces temps de Hirak" rapporte le journaliste.

TAHER (Jijel) Les citoyens ferment la mairie et la daïra en signe de protestation contre un projet qui s'éternise.

Par Bouhali Mohammed-Chérif, 2 mai 2019

Des  citoyens de Taher ont fermé, hier, le siège de la mairie et la daïra à l’aide de deux cadenas en signe de protestation contre l'interminable projet portant rénovation du réseau d'assainissement de la ville  dont la lenteur de la cadence des travaux a suscité la grogne des citoyens.

Une centaine de citoyens ont tenu hier un sit-in de protestation  devant le siège de la mairie pour interpeller le premier responsable de leur commune   sur ce projet  sectoriel qui traîne toujours, et qui cause de nombreux désagréments à la population locale de cette commune. 
L'entreprise chargée de la réalisation de ce projet a creusé pratiquement toutes les artères de Taher, ce qui a pénalisé lourdement les usagers de ses différents axes routiers . «Circuler à Taher même à pied est devenu un véritable enfer à cause de ces travaux», a pesté Nouar rencontré en plein centre-ville en train de faire ses courses.

Lors de notre passage au quartier commerçant d’Ouled Souici, nous avons été désagréablement surpris par ce chantier qui s'éternise. «Notre activité est au point zéro», a déploré Omar, un jeune gérant d'une boutique de vêtements pour hommes, ajoutant que «depuis le démarrage de ce projet maudit, on souffre le martyre. Si ça continue à ce rythme, on risque de mettre la clé sous le paillasson à cause des prix exorbitants de la location et la baisse de notre activité, a ajouté notre interlocuteur d’un air mécontent. Les avis sont unanimes à dire que ce projet sectoriel est une vraie malédiction pour la population de cette commune .

Plus loin , de nombreux citoyens ont réclamé haut et fort le départ du premier magistrat de la ville à qui ils reprochent son incapacité à régler ce problème qui traîne en dépit de leurs nombreuses requêtes. 

Les protestataires qui ont décidé de radicaliser leur mouvement en ces temps de Hirak interpellent le wali Far Bachir pour trouver une solution à leur calvaire qui n’a que trop duré. 

"Taher est la ville des mille et un nids-de-poule" à cause de ce projet, pour reprendre fidèlement l’expression de Mohammed, cadre à la retraite rencontré à la gare routière de cette commune.
 

Source : Le Soir d'Algérie

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