Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Pour la population, politiquement désarmée depuis des décennies, le Hirak est le seul contre-pouvoir disponible en Algérie. L'Assemblée universelle du vendredi contrôle et sanctionne depuis le 22 février l'action des pouvoirs constitués. Après avoir imposé tous les vendredis la levée des interdits hérités de l'Etat d'urgence, qui empêchaient l'expression de la souveraineté populaire,  le Hirak s'affirme comme une force Constitutionnelle provisoire de fait. L'article 7 fonde sa légitimité.

Dans une longue contribution, Arezki Derguini, l'ancien député FFS analyse le processus en cours ce matin dans Le Quotidien d'Oran. Il affirme d'emblée : http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif "La peur des élections, de l'épreuve démocratique semble être désormais partagée par le pouvoir et la société malgré la nouvelle donne, malgré un mouvement social qui aurait pu parvenir à contrôler le processus électoral." Il ajoute plus loin : " Le système ne pouvait neutraliser les élections qu'à la condition que la société ne lui dispute pas un tel contrôle maintenant qu'elle le peut de par sa mobilisation massive".

Indigènes pauvres, demain nous serons vendredi

"Les mairies sont en train de délivrer des attestations de pauvreté quarante ans après la suppression du… certificat d’indigène, écrit Slimane Laouari. Ça fait des années qu’ils sont interpellés sur l’affront, sur l’humiliation qu’ils infligent aux plus faibles à l’orée de chaque Ramadhan après les avoir laissés sur le carreau le reste de l’année. (...) Et on se fait un malin plaisir à voir les pauvres, qui ne sont pauvres que parce qu’ils sont roublards et vicieux, joncher les parvis municipaux pour se déchirer autour de la pitance du «mois». Comment font-ils le reste de l’année ? Il ne manquerait plus que ça : se soucier tout le temps du quotidien des bouffeurs de yaourt. Ils veulent maintenant qu’on parte ? Alors on les attend pour le Ramadhan. Le tube digestif double de contenance et la rue est peuplée de faux pauvres qui vont se jeter sur le steak et la banane venus des lointaines Amériques. C’est au seuil de leur jeûne compulsif que s’arrêtera leur colère. Alors, on enfoncera le clou. En les rappelant à leur indigence, à leur… indigénat. Les parvis de mairies vont remplacer toutes les places Audin assiégées du pays et le baluchon viendra à bout de l’emblème national chevillé au corps. Il n’y aura pas de slogan, seul comptera l’arrivée devant le «distributeur» qu’il ne faut surtout pas énerver. Il faut adopter un profil bas face au distributeur après avoir pleurniché devant l’agent délivreur du certificat de pauvreté. Ils ont tout faux tout le temps les bouffeurs du pays qui accablent les mangeurs de yaourt. Ceux qui goûtent déjà la soupe en prison, ceux qui ne sont plus très loin et ceux qui vont finir par arriver. Avant-hier, nous étions mardi et demain, nous serons vendredi. Le Soir d'Algérie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article