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Publié par Saoudi Abdelaziz

Patrick Pouyanné, P-DG de Total. Photo DR

Patrick Pouyanné, P-DG de Total. Photo DR

Total veut faire main basse sur des champs pétroliers en activité. Le 5 mai dernier, la multinationale pétrolière annonce l'achat  d’Anadarko une compagnie étrangère en difficulté financière qui produit en Algérie 320 000 barils par jour, soit 25% de la production nationale de brut. Total supplante ainsi la compagnie nationale.

Patrick Pouyanné, P-DG de Total déclarait : "Nous deviendrions opérateurs d’actifs pétroliers majeurs en Algérie dans lesquels nous sommes déjà partenaires”. Pronostic imprudent? Peut-être, car l'acquisition exige l'approbation des autorités algériennes qui peuvent exercer le droit de préemption, droit rappelé hier par le ministre de l'énergie Mohamed Arkab.

L'annonce de Total (que le Hirak n'a pas fait passer inaperçu), avait fait lever les boucliers parmi les spécialistes algériens. l’expert Mourad Preure lançait ainsi dans sa page facebook cette alerte :

"Il est important que l'Etat algérien à son plus haut niveau prenne ce problème très au sérieux et s'entoure des meilleures expertises nationales et internationales pour le traiter. L'exercice du droit légal de préemption me semble indiscutable. Il renforce notre compagnie nationale Sonatrach et préserve notre souveraineté. Il serait très dangereux qu'un partenaire étranger, quelle que soit sa nationalité, atteigne des positions de monopole ou pour le moins dominantes dans notre secteur pétro-gazier. C'est une question stratégique de la plus haute importance. Sonatrach ne peut pas la traiter seule. Il faut une implication de l'Etat." 

Interrogé hier en marge de la cérémonie d’installation du nouveau P-DG de Sonelgaz, le ministre de l’Énergie, M. Arkab affirme qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas eu de transaction entre le groupe Total et Anadarko. “Avec Sonatrach nous suivons de près ce dossier. Une correspondance demandant des explications sur cette opération a été adressée à Anadarko qui, jusqu’à présent, n’a pas répondu”, a-t-il indiqué. Pour lui, le fait que son département n’ait reçu aucune réponse du groupe américain sur le dossier signifierait qu’il n’y a pas d’accord. Dans le cas où il y aurait confirmation de cet accord, “nous interviendrons en temps voulu et nous userons de tous les moyens juridiques, y compris le droit de préemption pour préserver l'intérêt de Sonatrach et du pays”. 
 

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