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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Au cimetière d'Ouled Asker (Jijel). Photo DR

«On ne comprend rien, il n’y a pas d’eau, on nous a placé des conduites, des branchements, mais l’eau n’arrive pas», protestent des citoyens rassemblés devant le cortège du wali à sa sortie du cimetière des Martyrs rapporte Amor Z. dans El Watan.

"C’est une population au bout de ses peines qui est sortie accueillir le wali de Jijel, Bachir Far, lors de son déplacement dans la commune d’Ouled Askeur, à l’occasion des célébrations du 8 Mai 1945, pour lui manifester sa détresse face au manque d’eau qui empoisonne son quotidien. En dépit de la réalisation d’un projet d’AEP, il y a quelques années, le réseau installé est toujours hors service.

Dégageant péniblement la voie, mais néanmoins sans incident, pour permettre à la délégation d’avancer, des gendarmes ont parfois eu des difficultés à contenir la foule venue se plaindre de cette situation. Résumant leur détresse, des pancartes ont été brandies devant le wali, resté à l’écoute des doléances qui lui ont été soumises. Tous les débats sont pratiquement restés concentrés sur ce problème, qui semble prendre le dessus sur toutes les autres préoccupations.

A travers les propos échangés, on comprend vite que le calvaire vécu est devenu difficile à supporter. «On manque d’eau, mais aussi de gaz, nous voulons avoir accès à ces ressources», ont clamé les habitants de cette commune montagneuse enclavée au fin fond des limites frontalières avec la wilaya de Mila".

A l'Ouest aussi

A l'autre bout du pays dans la wilaya de Tlemcen, "Le Hirak s'étend aux APC" rapporte Khaled Boumediene. Le correspondant du Quotidien d'Oran  note :

"Depuis le début du Hirak, les APC de Sebdou, Aïn Fettah, Aïn Fezza, Aïn Ghoraba, Amieur, Terny, Souani, Fellaoucène, Bouihi, El-Aricha, Oued Lakhdar, Ouled Mimoun, Sidi-Abdelli, Aïn Youcef et Remchi, sont au centre des critiques. En effet, les habitants de ces communes ont exprimé leur colère vis-à-vis de leurs élus, à leur tête les présidents d'APC.

Sans aucun encadrement politique, syndical ou associatif, les manifestants ont organisé des sit-in devant le parvis de leurs municipalités, pour revendiquer des logements sociaux ou ruraux, des emplois, ou pour dénoncer la corruption et la hogra, et demander plus d'infrastructures afin d'améliorer leur cadre de vie (polyclinique, routes, eau, gaz, assainissement, stades, marchés, écoles et lieux de distractions et de loisirs pour les jeunes).

Dans certaines localités, les manifestants ont même exigé l'ouverture d'enquêtes sur la mauvaise gestion des affaires publiques de ces conseils municipaux. "

 

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