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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le Hirak s'installe dans la durée, et avec lui la montée d'un mouvement revendicatif de type nouveau, dans les entreprises. Ce n'est pas bien vu par le FMI, la BIRD et les agences internationales de notation qui souhaitent «rétrécir» le Hirak.

Jusqu'ici, le docteur Mourad Goumiri consultant en économie, militait pour une "présidence de transition" hors suffrage universel. Il semble avoir changé d'avis.

L'économiste analysait le 4 mai dernier les évaluations du FMI, de la BIRD et des agences internationales de cotations. A pros de ces dernière, il  note : "Même si elles se gardent bien de donner des appréciations sur le « Hirak », comme mouvement politique profond et massif, caractérisé par la non violence et le pacifisme, il n’en demeure pas moins, qu’elles recommandent son rétrécissement temporel, afin de préserver l’outil économique de débordements dommageables au pays".

Les dockers dans le Hirak

Les dockers, les métallos et les ouvriers de toutes les branches secouent la double oppression, antisociale et antidémocratique, qu'ils subissent sans protection de l'Etat. Ce n'est pas bon, selon l'économisme algérien qui soutient l'analyse des organismes gardiens de l'orthodoxie néolibérale. L'économiste néolibéral affirme:

"Les premiers désordres économiques et sociaux commencent à se manifester, ici et là, dans notre  pays, avec plus ou moins d’intensité et avec comme première confusion, le mélange entretenu entre le « Hirak » et les grèves classiques socioprofessionnelles et revendicatives qui se propagent, ce qui me semble très grave."

Elections présidentielles : le virage de Goumiri

"Un statuquo inquiétant, qui de toutes les façons ne peut pas perdurer, en l’état, sans que de graves dérives n’émergent". C'est l'idée centrale de la dernière contribution de M. Goumiri qui écrit hier 14 mai : "Il est clair pour tout le monde, après douze marches massives pacifiques, le « Hirak » s’est ce qu’il ne veut pas, à travers le « dégagisme » mais il ne sait pas ce qu’il veut!"

On sait que l'idée de commencer la transition par l'élection présidentielle au suffrage universelle n'est pas populaire parmi les partisans néolibéraux d'un "pouvoir de transition". Goumiri s'adresse à eux:

 « Qui nous garantit que le futur Président va mettre en œuvre les revendications sorties du « hirak », une fois élu ? » en ajoutant : "Cette question est posée par les élites et non pas par le peuple, pour que chaque membre tente d’imposer son agenda personnel, dans la future configuration du pouvoir. A une question impossible, réponse impossible ! En effet, comment peut-on garantir qu’un élu, qui sort d’une urne démocratique certaine, va mettre en application son programme et les promesses qu’il contient ? Même dans les démocraties avancées, cette question n’est pas résolue..."

C'est un virage radical. Le 1er mai dernier, il titrait : "Il est temps de définir des critères pour le futur président algérien". Mais, il ne s'agissait aucunement de l'élection du président de la république au suffrage universel. Mourad Goumiri était alors bien ancré, comme les autres publicistes néolibéraux, dans la revendication d'un président de transition désigné par cooptation (avec la bénédiction de l'ANP).

Il lançait cet appel dans maghreb Emergent  : "Il est donc temps, après trois mois d’hésitations et de conciliabules, de dresser un portrait-robot du et des Président(s) de l’institution de transition, acceptable par le « Hirak » qui auront la charge de mener à bien, le passage de l’ancien au nouveau système".

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