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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le Hirak est un nouvel épisode de la lutte pour le triomphe politique du capitalisme privé dans le pays, estime le sociologue Djamel Labidi. Le soutien à cet objectif est ouvertement revendiqué, depuis de nombreuses années par ce sociologue membre de l'establishment (*).

Aujourd'hui (**) il avance avec audace :

"On peut même se demander si on n’est pas en présence d’un nouvel épisode de la bataille qui se développe, depuis quelques années entre Bourgeoisie d’État et Bourgeoisie privée, cette fois ci à travers les luttes d’influence qui se déroulent autour  du mouvement populaire".

Dans la lutte contre la corruption, le hirak est trop "émotionnel" juge Djamel Labidi qui met en garde:

"Une approche moralisante peut aboutir à une vision naïve, simpliste des problèmes actuels de l’économie algérienne, celle qu’il suffirait qu’on “ne prenne pas l’argent public dans la caisse” pour faire de l’Algérie “un paradis”. Elle débouche donc fatalement à des excès, à la chasse aux “corrompus”, à la chasse à l’homme, à la chasse aux sorcières, à la “purification de la société”. L’État de droit peut alors difficilement s’imposer dans une atmosphère toute émotionnelle".

Analysant la place de la corruption dans les mots d'ordre du  Hirak,  il met en garde les marcheurs :  "La véritable source" de la corruption est selon lui dans la prééminence du secteur public  et dans le rôle de l'État dans l'économie.  Il illustre ainsi son affirmation :

"On peut noter que les pays qui ont connu l″économie d’État qui sont ceux où la protestation contre la corruption est la plus forte. Mais pas ceux  d’économie de marché, comme le Maroc par exemple, où pourtant le niveau de vie est plus bas qu’en Algérie, et les différences sociales bien plus criantes".

NOTES

(*) L'oligarchie existe-t-elle en Algérie? Djamel Labidi contre Mourad Benachenhou

(**) HuffPost-Algérie

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