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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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L' ANP pourrait-elle jouer un rôle positif? Quatre "leaders d'opinion" répondent à cette question

Omar Benderra

"La résolution de la crise n’est pas dans le maintien, même revisité, de l’autoritarisme militaire et du non-droit. Aussi violente et déviante que puisse être la répression, elle ne pourra pas restaurer un lien définitivement rompu avec le système de la rente. Les méthodes avilissantes pour ceux qui y ont recours ne font qu’approfondir le rejet unanime de la société. Toutes les alternatives à un règlement politique fondé sur le principe de réalité et le respect des libertés fondamentales sont vouées à l’échec. La négociation, aussi complexe soit-elle, du pouvoir réel militaire avec les forces politiques réelles issues de la mobilisation du peuple pour l’instauration de l’État de droit, demeure l’unique option honorable. Algérie-Watch

Abed Charef

"Plus personne ne se fait d’illusion : l’avenir du pays dépend du tête-à-tête entre la contestation et l’armée, les deux principales forces politiques du pays. Une fusion entre les deux, ou un accord raisonné, en dehors de toute surenchère, permettrait au pays de décoller. Tout autre choix ne ferait qu’augmenter les risques, en exposant le pays à des périls contre lesquels il n’est pas immunisé.

La nouvelle donne politique impose une évidence : l’armée ne doit pas seulement encourager ou accompagner le projet de transformation voulu par le peuple. Elle doit aller plus loin, pour endosser avec conviction et détermination, et assumer pleinement le projet. Elle doit le prendre en charge, le piloter ou le co-piloter, en partenariat avec les représentants de la société. TSA-Algérie

Mourad Benachenhou

"Lorsque L’élite politique est défaillante, l’Armée est le recours ultime" écrit l'ancien ministre qui ajoute : "C’est là une réalité politique qui doit être prise en compte dans tous les calculs et les analyses des uns et des autres.

Qu’il le veuille ou non, qu’il le nie ou le reconnaisse, le commandement militaire est placé au centre du système de pouvoir actuel, et c’est lui qui dictera le futur politique du pays, par son choix, soit de sauver le régime en le remettant sur selle par une élection présidentielle qui ne changera rien à l’état des choses, soit de rompre avec lui en effaçant du paysage politique toutes les institutions reflétant le mode de gouvernance du président déchu.

Personne ne reprochera au commandement militaire de pousser à la dissolution du parlement, à la dispersion du RND, ou à la suspension du Conseil constitutionnel, ou même à l’arrêt de la période transitoire et au report de l’élection présidentielle, qui incarnent l’ancien régime. Le Quotidien d'Oran

Mustapha Bouchachi

“Nous devons être pragmatiques et surtout avoir le courage de dire que nous avons besoin de l’institution militaire en cette période cruciale”, a indiqué l’hôte du Collectif des avocats de Bouira. “L’ANP est l’une des rares institutions du pays, pour ne pas dire l’unique, à ne pas avoir été happée par le système et gérée par des coups de téléphone”. “Notre armée tire sa puissance et sa noblesse du fait qu’elle est composée des enfants du peuple, ceux de l’Algérie profonde et de toutes les catégories de la société”. Evoquant le dernier message de Gaïd Salah dans lequel il a explicitement dit que “la décision de protéger le peuple, avec ses différentes composantes, est une décision irréversible et dont nous ne dévierons point”, le conférencier estime qu’il faudrait faire confiance à l’institution militaire et aussi faire preuve de patience. Cependant, l’hôte de Bouira exhorte l’ANP et son chef à “accélérer le processus de transition avec des actes concrets”, puisque, selon lui, le régime en place est telle une hydre à sept têtes. “La bande de malfaiteurs qui a gouverné le pays durant des années n’est pas encore tombée et tente de se régénérer par tous les moyens”, a-t-il souligné. Il reviendra encore sur l’institution militaire qui devra “accompagner” le processus visant à mettre en place un État fort, à sa tête un président de la République démocratiquement élu, et ne plus se mêler de la politique ensuite.  Liberté

 

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