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Publié par Saoudi Abdelaziz

Marsat Ben M’hidi. Photo DR

Marsat Ben M’hidi. Photo DR

«Nous sommes tous Berriah Chahreddine». Vendredi denier, les manifestants ont hissé des pancartes dans lesquelles était inscrit en langue nationale le nom du correspondant d'El Watan.

Le journaliste est en effet harcelé depuis qu'il a révélé l'attribution récente à des "personnalités" de terrains dans la ville balnéaire prisée de Marsat Ben M’hidi. «Où est l’Etat, ces transactions se font au su et au vu de tout le monde ?», s’interroge-t-il, citant des spoliations de terres domaniales à Chetouane, Ouled Mimoun, Honaïne la station balnéaire, Dar Yaghmoracen, à "Maghnia, où l’hippodrome a été partagé comme une boîte de fromage".

 

Reportage sur la dilapidation du foncier à Tlemcen. Le correspondant d’El Watan menacé

Par B. Abdelmadjid, 22 avril 2019. Liberté

Un formidable élan de solidarité s’est manifesté autour du journaliste professionnel Berriah Chahreddine, correspondant du journal El Watan dans la wilaya de Tlemcen, menacé dans son intégrité après la publication, le 17 avril, d’un reportage intitulé “Main basse sur le foncier”.

Le correspondant de presse qui habite à Maghnia a été harcelé par des appels anonymes reçus sur son portable et son téléphone fixe lui reprochant son audace dans le traitement du problème du foncier à Marsa Ben M’hidi. Berriah a réagi à cette levée de boucliers sur sa page facebook en déclarant : “Ça ne peut être que des énergumènes ayant une relation avec le reste de la mafia qui sévit à Tlemcen. Mais ce qui me rend fier, c’est tous ces jeunes de Tlemcen, Maghnia et d’autres communes de la wilaya qui disent être mes gardes du corps contre cette mafia, des avocats pour me défendre. Avec tout ce soutien, je ne peux pas avoir peur.”

Lors des marches de contestation du vendredi, les manifestants ont hissé des pancartes dans lesquelles était inscrit en langue nationale “Nous sommes tous Berriah Chahreddine”. Le correspondant permanent d’El Watan avait rapporté dans ses écrits les révélations de l’ancien député Abdelkader Bekioui, originaire de la commune côtière de Marsa Ben M’hidi, qui dit détenir des preuves sur la dilapidation du foncier. Il laisse clairement entendre que “des terrains stratégiques, situés à Moscarda, plage édénique de la localité, ont été cédés sous forme de concessions à des personnalités qui ont pignon sur rue et des accointances avec de hauts responsables de l’État, dont des ministres”. Le journaliste parle aussi de la spoliation des terres domaniales à Chetouane, Ouled Mimoun, Honaïne, Dar Yaghmoracen et Maghnia où l’hippodrome “a été partagé comme une boîte de fromage”.


Source : Liberte

 

 

Tlemcen : Main basse sur le foncier

 

Par Chahreddine B. 17 avril 2019

 

Les révélations de l’ancien député, Abdelkader Bekioui, originaire de la commune côtière de Marsat Ben M’hidi, sur la dilapidation du foncier dans une zone touristique, sont fracassantes.

Des terrains stratégiques, situés à Moscarda, plage édénique de la localité, ont été cédés sous forme de concessions à des personnalités qui ont pignon sur rue et des accointances avec de hauts responsables de l’Etat, dont des ministres.

C’est loin d’être un secret, sauf que pendant le règne de Bouteflika, dont les tentacules agissent toujours dans l’ombre, les pauvres autochtones ne pouvaient affronter la mafia sous peine de représailles. «J’ai beau interpeller les responsables à tous les niveaux sur la dilapidation des terres appartenant à l’Etat et aux privés, mais aucune oreille ne semble encline à m’écouter.

Le wali de Tlemcen a refusé de me recevoir, la Direction générale de la Sûreté nationale n’a pas réagi à mes écrits, d’où le recours à un huissier de justice pour l’en informer, rien, aucune réponse. Pourtant, j’ai bien cité nommément les commissaires de Marsat Ben M’hidi et un autre à la sûreté de wilaya, avec des preuves, aucune réaction !»

Concernant la concession récente des terres surplombant la mer, M. Bekioui cite des noms, également : «Je n’ai pas peur, j’ai des preuves, documents à l’appui. En cette période de protestations populaires, certains responsables de haut niveau, avec la complicité de responsables de la wilaya, en profitent pour effectuer des transactions illégales.»

Notre interlocuteur, qui reçoit des menaces, pense s’exiler, mais en appelle à «ceux qui veulent du bien à ce pays pour ouvrir une enquête avant qu’il ne soit trop tard». A Marsat Ben M’hidi, deux personnalités ont, récemment, bénéficié de 3 hectares chacun. Un autre de 1700 mètres carrés, en plein centre de la localité.

«Où est l’Etat, ces transactions se font au su et au vu de tout le monde ?», s’interroge-t-il, en colère. Les spoliations des terres domaniales et du privé sont monnaie courante ces dernières années, notamment à Chetouane, dans le grand Tlemcen, à Ouled Mimoun, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, à Honaïne, station balnéaire, à Dar Yaghmoracen, dans la daïra de Ghazaouet, et à Maghnia, où l’hippodrome a été partagé comme une boîte de fromage. Une association de Maghnia s’organise pour déposer plainte contre les spoliateurs. Nous y reviendrons !

El Watan

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