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Publié par Saoudi Abdelaziz

Cérémonie devant la centrale syndicale, le 1er mai 2014. Photo DR

Cérémonie devant la centrale syndicale, le 1er mai 2014. Photo DR

A Alger les défilés étaient jusqu'ici interdits et se résumaient à des cérémonies officielles surréalistes (voir photo). On s'attend cette année à des rassemblement de membres des 15 syndicats autonomes mais aussi de nombreuses sections et unions locales de l'UGTA qui veulent saisir cette occasion pour affirmer leur volonté de rénover l'UGTA.

La Confédération syndicale autonome (CSA), récemment créée veut renouer avec les défilés du Premier mai dont la tradition a été rompue sous les effets conjugués de l'Etat de siège et de la caporalisation de l'UGTA. Dans cette dernière s'affirme cependant à la base une volonté de rompre avec la ligne anti-revendicative imposée par la bureaucratie de Sidi Saïd.

Pour, Boualem Amoura président du Satef, membre du CSA, la marche nationale à laquelle a appelé la confédération est «historique», car les autorités ont toujours interdit auparavant toute manifestation à Alger. «C’est la première fois que les travailleurs et les travailleuses affiliés aux syndicats autonomes manifestent en tant que tels dans la capitale», relève-t-il.

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif S'adressant, à Sidi Saïd, "les syndicats libres" de Constantine représentants des unions locales et des syndicats d'entreprise de l'UGTA de cette wilaya avertissent : «Nous comptons bien aller à Alger le 1er mai, à l'occasion de la fête des travailleurs et célébrer cette dernière au siège de la centrale syndicale, sans toi et malgré toi et ta clique».

L'UGTA est contrôlée par une bureaucratie syndicale surtout implantée dans les entreprises du secteur économique public, où l'Etat lui a concédé la gestion des équipement et budgets sociaux ouvrant à des avantages dans les domaines des soins, des séjours de vacance, de l'aide financière à la scolarisation etc. A quoi s'ajoutent les jetons et autres avantages liés à leur présence, le plus souvent symbolique, dans les comités de participation.

Cette bureaucratie est quasiment incrustée comme un parasite dans le monde du travail. Elle entretient des liens étroits avec divers partis participationnistes du régime, y compris le parti des travailleurs de Louisa Hanoune, dont l'influence sur certaines instances de l'UGTA est resté longtemps inscrite dans la ligne générale de  "paix sociale à tout prix", personnifiée par Sidi Saïd.

 

ORAN. Ils dénoncent le diktat du SG du syndicat et la «passivité» de l'administration: Les travailleurs de l'ETO en grève illimitée

 

par Mokhtaria Bensaâd, 30 avril 2019 

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif La colère était à son summum, hier, devant la direction générale de l'ETO (transports urbains d'Oran). Les travailleurs ont gelé leur activité, ne laissant aucun bus ETO circuler et décidé d'un mouvement de protestation illimité pour dénoncer ce qu'ils qualifient de «mauvaise gestion de l'entreprise» et demander le départ du secrétaire général de la section syndicale de l'entreprise, l'accusant ouvertement de «corruption et d'abus de pouvoir».

Ils étaient très nombreux, mobilisés devant la porte de la direction, scandant des slogans contre «la hogra» et l'injustice exercées dans l'entreprise. C'est avec une grande émotion que les manifestants se sont exprimés sur ce qu'ils considèrent comme «situation catastrophique» dont fait objet cette entreprise à cause du diktat d'une seule personne. Voulant parler tous en même temps pour exprimer un ras-le-bol général, les travailleurs ont tenu à dénoncer «les dépassements du secrétaire général de la section syndicale et aussi la passivité de la direction pour mettre fin à cette situation. Dans un communiqué rendu public, les travailleurs de l'ETO ont demandé la réintégration de tous les employés victimes de licenciement abusif et l'ouverture d'une enquête sur la gestion de l'entreprise, vue les dépassements observés dans «les accords conclus avec les entrepreneurs et les entreprises, pour le recrutement du personnel et les promotions des employés, sans aucune qualification, la création de postes d'emploi fictifs».

Les travailleurs ont également dénoncé «le vol de la pièce de rechange des véhicules. Ce qui a engendré les pannes à répétition des bus ETO.

«Nous ne voulons plus de cette «hogra» et cette injustice. Une section syndicale est censée défendre les travailleurs, or c'est le contraire qui se produit. Cette section, avec à sa tête le secrétaire général, c'est elle qui licencie les employés, c'est elle qui recrute les proches et amis, c'est elle qui conclut les contrats avec les entreprises. La direction est absente devant tous ces abus et nous ne pouvons plus nous taire sur ces dépassements graves», ont crié, hier, les manifestants.

«Mais maintenant, c'est fini. Nous sommes déterminés à aller jusqu'au bout de notre action jusqu'à ce que justice soit fait et ces gens corrompus soient expulsés de l'entreprise», ont souligné les manifestants.

Pour avoir des explications sur la situation, nous avons rencontré le directeur général de l'Entreprise, sur place. Ce dernier nous a indiqué qu'il s'agit «de conflits avec les travailleurs qui devrait être réglé avec le dialogue. Nous allons ouvrir le dialogue pour débloquer cette situation», s'est contenté de dire le premier responsable de l'entreprise.

Source : Le Quotidien d'Oran

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