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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 26 mars 2019

La revendication du "changement de système" s'exprime d'abord dans le départ du président Bouteflika. Les gens savent que c'est dans la perversion historique du rôle de la présidence, institution centrale de l'Etat algérien, que se trouve la clé  du système prédateur.

Il faut donc s'en occuper en priorité. C'est ici que se situe l'intelligibilité éclatante de l'intervention historique en cours. C'est à partir de la conquête citoyenne de la présidence que pourra se mettre en route le processus de refondation républicaine.

Les clans et les groupes d'intérêt du régime n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un successeur; l'opposition officielle n'a pas réussi à se mettre d'accord sur un candidat commun. Les deux "camps" veulent donc s'en remettre, chacun à manière, à des "instances de la transition". Et qui vivra verra.

La démarche de la rue est plus réaliste et la plus "constitutionnaliste". Renvoyer le président qui a terminé son mandat et organiser dans les règles des élections présidentielles. Nul besoin de donner procuration à des professionnels et autre experts de la politiques, dont le nombre d'ailleurs est en train de grimper vertigineusement.

Les citoyens insurgés veulent des élections présidentielles comme il n'y en a jamais eu en Algérie, car elles se tiendront sous la surveillance directe du peuple qui restera rassemblé jusqu'au terme du processus électoral. Ainsi, le candidat qui sera élu exprimera sans doute  le consensus d'action républicaine qui en train d'émerger du coeur de l'insurrection citoyenne.

Les timorés politiques souffrant du syndrome post-traumatique de 1991-1992 ont peur que des élections présidentielles de l'été 2019 (si on respecte le calendrier constitutionnel) ne débouchent sur "l'inconnu". Ces timorés ne se préoccupent pas des ressorts profonds qui animent leur peuple. Certains en sont encore à enquêter -avec l'aide d'un ancien général français à la retraite ou d'un ancien secrétaire général du FLN- sur les officines qui ont fait sortir des millions d'Algériens dans les rues.

Le blogueur en est intimement convaincu: aux prochaines présidentielles de l'été, ce sera le vote le plus intelligent depuis 1962.

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