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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Djamila Bouhired, Icône de la révolution algérienne, appelle la jeunesse algérienne à rester mobilisée. « Ne les laissez pas voler votre victoire ! », a-t-elle averti dans une lettre publié ce mercredi.

 

C'est raté pour la jubilation

Si jamais il y a eu un moment d’euphorie, on a vite compris l’essentiel du message par lequel on les invitait à… rentrer à la maison. Parce qu’on n’a pas besoin d’être un fin analyste pour décrypter le contenu du message d’Abdelaziz Bouteflika : une copie édulcorée de sa déclaration de candidature. Peut-être bien une copie dont les mesures ont été revues à la baisse : ce qu’il promettait d’entreprendre après son «élection», il compte le faire en prolongeant anticonstitutionnellement sa mandature sans durée précise ! 

Slimane Laouari Chroniqueur

 

Le pouvoir spécule sur la naïveté populaire

Le pouvoir contrairement à son habitude a certes reculé en faisant droit formellement aux revendications populaires, mais c'est pour semer les graines de la discorde au sein du mouvement qui le conteste et être à même de rebondir pour reprendre d'une main ce qu'il a accordé par l'autre. D'où que la pression populaire ne doit pas s'arrêter tout en restant pacifique et grandiose dans son expression.

Kharroubi Habib, chroniqueur.

 

Ces gens ne sont pas crédibles

" Dans sa lettre, le président de la République a répondu aux Algériens. Maintenant, il faut montrer que les revendications du peuple sont acceptées par lui et par son entourage.(...) Lakhdar Brahimi ne connaît pas les Algériens. Il vit à l’étranger depuis 1962. Il y a des Algériens qui sont très bien. Je vous parle de personnes qui vivent avec le peuple algérien, qui réfléchissent comme lui et qui parlent comme lui. Nous n’en pouvons plus de ces gens qui viennent nous parler comme si nous étions des Égyptiens ou des Nigériens. Nous sommes des Algériens ! (...) Lors de la passation de consignes, j’ai entendu le Premier ministre dire : il nous faut du temps. Cela veut dire que n’est plus une affaire de six mois ou d’une année. Ils vont ainsi créer un problème avec la population. Il faut montrer une bonne volonté. Les Algériens n’ont plus confiance. Ils n’y croient pas. Pour eux, ces gens ne sont pas crédibles".

Ali Dahlouk, ancien moudjahid et membre du secrétariat national de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM),

 

Pas de semaine sans vendredi

(...) «On a demandé des élections sans Bouteflika, on a eu Bouteflika sans élection», résume le chauffeur de taxi qui descend la rue Didouche, où une nouvelle manifestation s’est formée.(...) Dans une gargotte pleine, signe que les grèves n’ont pas affecté l’approvisionnement, même débat. «Il se présente, puis annonce qu’il ne l’a jamais fait, puis se retire mais reste Président, du jamais vu, commente un psychiatre qui déguste ses sardines, ce qui en dit long sur l’incohérence au sommet de l’Etat.» Le serveur affairé renchérit : «On lui a dit que son plat était trop salé, il a changé les fourchettes.»

En quoi la présence de Bedoui, plusieurs fois wali et ministre, proche de Nacer Bouteflika, et le retour de Lamamra constituent-ils une rupture, d’autant que ce dernier s’est adressé à une radio française au lieu de donner la primeur de son intervention aux Algériens ? Rien n’est réglé. «Il faut encore marcher vendredi», résume un étudiant.

Chawki Ammari chroniqueur.

 

Vive la mobilisation des travailleurs et des travailleuses !

C'est la grève générale entamée dimanche, après deux semaines de grandes manifestations, qui a poussé Bouteflika et son régime à annoncer ses décisions de lundi, donnant l'impression de reculer sur sa candidature et accepter de faire des concessions. Mais en réalité, il s'agit d'un coup de force pour sauver le régime.
La grève générale à été suivie notamment dans le secteur névralgique des hydrocarbures. Les travailleurs des bases pétrolières de Hassi Messaoud (wilaya de Ouargla), ceux du complexe gazier d’Oued Ezzine (wilaya d’Adrar), ceux de Hassi R’mel (wilaya de Laghouat), ainsi que ceux de Hassi Berkine et In Amenas, ont débrayé et participé à la grève générale.
Aussi, les travailleurs des ports pétroliers de Béjaïa et des raffineries de Skikda ont aussi arrêté le travail et organisé des marches et des sit-in sur leurs lieux de travail.

 Mahmoud Rechidi, secrétaire général du PST

 

 

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