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Publié par Saoudi Abdelaziz

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"Sidi Saïd doit partir"

Environ deux mille travailleurs de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), un des fleurons de l’industrie algérienne, dont l’image demeure, dans l’imaginaire collectif algérien, l’épicentre des événements d’Octobre 88, ont battu le pavé hier dans la zone industrielle de Rouiba, dans la banlieue est d’Alger, pour réclamer la tenue “dans les plus brefs délais” d’un congrès extraordinaire de la centrale syndicale et le départ de son secrétariat national dont le controversé Abdelmadjid Sidi-Saïd et dont le mandat à la tête de la structure syndicale se confond avec celui de Bouteflika.

Les travailleurs ont également repris à leur compte les slogans de la dynamique populaire qui s’exprime depuis le 22 février dernier: “Non à la prolongation du mandat de Bouteflika” et “Pour le départ du système".

C’est la seconde marche que les travailleurs de la SNVI organisent en l’espace d’une semaine. Dimanche dernier, ils avaient vainement tenté de marcher vers le centre de la ville de Rouiba, à l’ouest de la zone industrielle, avant d’être stoppés par un cordon des services de sécurité. Pour rappel, plusieurs filiales du groupe sont en grève depuis une semaine.   

La télévision publique se rebelle

 

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“Nous avons constaté que les Algériens n’ont pas eu droit à une information juste, complète et impartiale”, dénonce la lettre au directeur général des télé publiques. “Nous refusons ainsi la déformation des revendications populaires clairement exprimées, et ce, dans le but de soutenir un quelconque cercle politique ou une quelconque initiative”, souligne le collectif des travailleurs de l'Établissement public de télévision (EPTV).

“Cette situation de censure qui dure, ne permet nullement à notre corporation d’être rassurée, surtout suite à l’audience que vous avez bien voulu nous accorder”, déplorent les représentants du collectif des journalistes et des professions assimilées de l’EPTV.

Ces derniers récusent “encore toute mauvaise interprétation de la réalité qui, finalement, ne fait qu'attiser la crise et la perte de confiance entre le peuple algérien et l'EPTV”. Ils refusent, aussi, “d’accepter et d’admettre encore davantage cet état de fait et cette manière partiale de traitement de l’actualité nationale au moment où la diversité de chaînes d’informations bat son plein, et nous, service public, restons en marge”. Les travailleurs de l’Entv exigent “la cessation des pressions apparentes ou non, dans l'exercice de leurs fonctions, sur nos collègues issus de l’ensemble des corps de métier”. Ils veulent exercer leur travail “objectivement et honnêtement, de façon complète et transparente, et non pas être les rapporteurs du discours des autorités exclusivement ou inégalement”.
 

Source : Liberté

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