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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par Saoudi Abdelaziz, 15 mars 2019

Les conglomérats familiaux qui ont prospéré sous la dictature veulent désormais contrôler plus étroitement le pouvoir politique. Ce ne sont pas les mêmes motivations que celles des entrepreneurs et autres professions libérales qui exigent la protection d'un Etat de droit.

Avocats, magistrats, médecins, industriels. Ces derniers jours, l'aile démocratique du libéralisme semble vouloir accroitre son poids spécifique dans le paysage politique algérien, et tirer profit de la mise en mouvement de la société déclenchée et entretenue par les jeunes étudiants et les diplômés en quête l'emploi qui ont joué le rôle moteur. (Le hirak est l'alternative de la harga).

Les intérêts des industriels et autres start-up centrés sur des objectifs productifs spécialisés les poussent à exiger cette protection de l'état de droit qui est la revendication commune des marches pacifiques actuelles.

Ce ne sont pas forcément les même intérêts que ceux des grands conglomérats familiaux tous-terrains.

Leur mobilisation ne devrait pas forcément se confondre avec l'entrée en force médiatique de l'oligarque Issaad Rebrab et celle plus discrète des autres patrons de grands groupes.

La soif de pouvoir politique anime les grands conglomérats familiaux tous terrain. Ces derniers considèrent que le niveau le développement et les alliances internationales de leurs groupes imposent de nouvelles marges de manoeuvre et donc de nouveaux rapports avec le pouvoir. Ils veulent désormais exercer sur l'Etat  un emprise qui ne dépend plus des humeurs et des préférences des "décideurs".

Cette recherche d'emprise politique coïncide aussi avec la volonté de modifier à leur profit l'utilisation de la rente pétrolière au détriment des catégories sociales jusqu'ici soutenues. On veut aussi imposer de nouvelles relations professionnelle modifiant le mode de rémunération de la force de travail, et limitant les possibilités légales de défense des salariés face au patronat.

Le gros plan médiatique mis sur rivalité Rebrab-Haddad ne doit pas cacher qu'Ils ont des d'intérêts communs. L'action concertée des deux patrons de conglomérats avait récemment imposé au gouvernement l'exportation sans contrainte de devises pour leurs opérations extérieures. Cette action commune illustre la tendance unitaire qui peut animer les grands conglomérats familiaux.

 

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